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À cause des tiques, pic d’avortements à l’automne

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Morsures. Les tiques transmettent des germes pathogènes à l’origine de maladies telles que l’ehrlichiose et la fièvre Q, qui provoquent des chutes de lait et des avortements. © Claudius THIRIET

Vigilance. En septembre et octobre, il y en a deux fois plus qu’en hiver, dû entre autres à l’ehrlichiose.

L’automne arrive. Tous les ans dans l’Orne, nous observons un pic d’une centaine d’avortements en septembre et octobre. Au cours de ces deux mois, le risque d’avorter pour une vache est multiplié par deux par rapport à la période hivernale. Les différents pathogènes transmis par les tiques ont vraisemblablement une responsabilité dans ce phénomène.
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L’automne arrive. Tous les ans dans l’Orne, nous observons un pic d’une centaine d’avortements en septembre et octobre. Au cours de ces deux mois, le risque d’avorter pour une vache est multiplié par deux par rapport à la période hivernale. Les différents pathogènes transmis par les tiques ont vraisemblablement une responsabilité dans ce phénomène.

En effet, dans notre département, nous réalisons systématiquement des tests PCR sur les écouvillons endocervicaux pour différents pathogènes, notamment le germe responsable de l’ehrlichiose, transmis par les tiques. Or, 40 % des avortements positifs à l’ehrlichiose ont lieu en septembre et octobre.

Limiter l’infestation

Ces données confortent la nécessité de limiter l’infestation des bovins par les tiques. Sur les 869 espèces de tiques recensées dans le monde, plus de quarante sont retrouvées en France métropolitaine, liées à la diversité de nos milieux naturels. Elles sont surtout présentes au printemps et à l’automne (périodes où il fait doux et humide). Vectrices de nombreux pathogènes, les tiques peuvent causer des maladies qui engendrent chutes de lait et avortements :

ehrlichiose (fièvre estivale), fièvre Q, maladie de Lyme, anaplasmose (piroplasmose blanche), babésiose (piroplasmose ou pisserie de sang), bartonellose et theilériose.

Espèces les plus courantes en France

Ixodes ricinus : c’est la plus représentée, principalement en forêt. C’est le vecteur de la plupart des agents pathogènes pour les bovins.

Dermacentor reticulatus et Dermacentor marginatus : on les retrouve dans les milieux plus ouverts, souvent à l’affût sur les bordures des chemins ou en lisières de forêts.

Ces deux genres de tiques ont besoin de fraîcheur et d’humidité pour se développer et survivre. Elles sont donc présentes sur la quasi-totalité du territoire, sauf en climat méditerranéen peu favorable à leur développement. On y trouve d’autres espèces, plus adaptées à la chaleur et à la sécheresse (genres Rhipicephalus et Hyalomma). Dans les parcelles à risque, il est important d’avoir une vigilance accrue.

Symptômes d’alerteet traitements contre les maladies

Ehrlichiose : forte baisse de la production laitière, hyperthermie, troubles respiratoires, gros paturons, mais surtout avortements.

Fièvre Q : troubles de la reproduction, métrites, avortements… Attention, c’est une zoonose. Transmissive de l’animal à l’homme.

Babésiose : urines rouge foncé mousseuses, hyperthermie, baisse de production laitière, anémie. Plus on intervient tardivement, plus le pronostic vital de l’animal est engagé. Traitement à l’imidocarbe.

Anaplasmose : souvent très forte baisse de production laitière, hyperthermie, anémie. Traitement à base d’oxytétracycline.

Dans toutes ces maladies, les gestantes peuvent avorter à la suite de l’hyperthermie, mais le risque est bien plus important lorsqu’il s’agit de l’ehrlichiose ou de la fièvre Q.

Pour avoir un diagnostic sur l’origine de l’avortement, il faut associer PCR sur un écouvillon endocervical et sérologies sur la mère afin de mettre en place des mesures préventives, quand elles existent.

Prévention

Acaricides : ils détruisent les tiques, mais n’évitent pas la morsure, et donc la transmission de la maladie.

Une clôture éloignant les animaux des haies et des bois.

Broyage des zones en friche.

Développement de l’immunité des jeunes animaux en les mettant dans les parcelles à risque. Ils l’acquièrent avant la gestation, donc limitent les symptômes cliniques, et de fait, les risques d’avortement.

Contact annuel minimum des animaux avec l’agent infectieux pour l’entretien de l’immunité.

Éviter de mettre sur les pâtures à risque les gestantes et les bovins récemment achetés.

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