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À partir de 20°C, le veau est en stress thermique

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Deux seaux. Encore plus durant les fortes chaleurs, on veille à proposer au veau, dans la journée, à la fois de l’eau et du concentré frais. © Jean-Bernard Nadeau

Réaction. Le veau mange moins, ce qui limite sa croissance et compromet de fait son potentiel.

Depuis trois ans, Elvup enregistre les températures au printemps et en été. Des alertes sont envoyées lorsque l’indicateur THI (Temperature Humidity Index) est supérieur à 70. C’est le niveau au-delà duquel la vache laitière est en stress thermique. Nous constatons que le nombre de jours concernés par cette alerte augmente, avec un allongement des périodes (plus de 100 jours en 2018). Les vaches y sont sensibles car...
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Depuis trois ans, Elvup enregistre les températures au printemps et en été. Des alertes sont envoyées lorsque l’indicateur THI (Temperature Humidity Index) est supérieur à 70. C’est le niveau au-delà duquel la vache laitière est en stress thermique. Nous constatons que le nombre de jours concernés par cette alerte augmente, avec un allongement des périodes (plus de 100 jours en 2018). Les vaches y sont sensibles car les températures élevées se conjuguent à l’extrachaleur produite par leur activité ruminale. Le veau, lui, a un seuil de tolérance plus faible : son fonctionnement ruminal n’est pas encore installé.

Deux réactions

Plusieurs études indiquent qu’il rentre en stress thermique à partir de 20 à 24°C. Ce stress s’exprime par deux réactions. Sa respiration s’accélère et il transpire. Il lutte pour maintenir sa température corporelle, ce qui réclame plus d’énergie qu’il va puiser dans ses réserves.

Il mange moins, ce qui compromet sa croissance. Cette réaction sera amplifiée par une hygrométrie élevée (plus de 65 %). Or, on sait qu’une croissance bridée a un impact sur la performance laitière de la génisse lorsqu’elle sera adulte et sur le potentiel de ses descendants.

La prévention à tous les coups bénéfique

Mesurer. Il n’y a pas de gestion sans mesure préalable. Pour cela, il suffit de s’équiper d’un thermomètre-hygromètre.

En niches : fournir ventilation et ombre naturelles. Installer les niches au nord expose moins les veaux au rayonnement et apporte une ventilation naturelle par les courants d’air. Les placer le long d’un bâtiment, d’une haie ou sous les arbres leur fournira de l’ombre. Éviter les niches sans toit. Celles­ avec courette sont idéales. L’animal peut ainsi s’autoréguler.

En nurserie : ventilation dynamique. La prévention porte plus sur la ventilation du bâtiment via une ventilation dynamique, l’isolation du bâtiment atténuant les fortes chaleurs. Il faut prévoir dix à trente renouvellements de volume par heure.

Surveiller l’eau et l’alimentation

Un veau qui ne boit pas mange moins, en particulier des concentrés, avec les effets indiqués précédemment sur la croissance. Dans des conditions thermiques maîtrisées, celui qui n’a pour apport liquide que la seule alimentation lactée consomme 4 kg de concentrés de moins par mois. Sous stress thermique, c’est évidemment plus. Dès le deuxième jour de vie, il faut vérifier plusieurs fois par jour qu’il s’abreuve quand il le souhaite. L’eau doit être propre et potable. Cela réclame de la changer quotidiennement, de laver les seaux tous les jours et d’équiper le porte-seaux de deux seaux. Il arrive que le veau n’ait à disposition que le concentré ou que l’eau, pas les deux.

Surveillance accrue avec moins de 1 kg de poudre par jour. Ce plan limite l’alimentation lactée pour favoriser la consommation du concentré. En forte chaleur, il faut compenser le risque d’une baisse de son ingestion. On peut distribuer plusieurs fois par jour un aliment frais en petite quantité.

Penser à la qualité du colostrum

Qualité bactériologique. Le suivi par Elvup de 40 élevages montre une charge bactérienne du colostrum élevée lorsque les seaux ne sont pas lavés et désinfectés à chaque buvée. Elle l’est encore plus entre juin et septembre : la hausse de la température saisonnière accélère la croissance bactérienne. La qualité du colostrum s’en trouve dégradée, avec une baisse du transfert d’immunité au veau. Il est donc conseillé de laver et désinfecter quotidiennement les seaux et de distribuer le colostrum aussitôt après la traite. Dans le cas contraire, le réfrigérer, ou le congeler s’il n’est pas utilisé dans les deux ou trois jours.

Stress thermique in utero. La qualité du colostrum diminue aussi si la vache tarie est soumise à un THI supérieur à 70. Après le vêlage, cela se traduit par dix points d’immunoglobuline en moins dans le colostrum. La tarie sera protégée­ du stress thermique dans une prairie entourée de haies ou dans un bâtiment ventilé, avec un accès à volonté à l’eau.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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