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Le prix du lait s’envole à 417 €/1 000 litres

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Vaches laitières dans une exploitation en Californie. © Jeff Vanuga/USDA/NRCS

Le prix du lait payé aux producteurs américains a bondi de plus de 100 €/1 000 litres depuis le mois de janvier, en raison de la flambée du cours national du cheddar.

Les compteurs s’affolent. Le prix du lait américain est passé de 310 €/1 000 litres (prix réel) au début de l’année à 417 €/1 000 litres en septembre, soit une augmentation de 35 % en moins de dix mois.
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Les compteurs s’affolent. Le prix du lait américain est passé de 310 €/1 000 litres (prix réel) au début de l’année à 417 €/1 000 litres en septembre, soit une augmentation de 35 % en moins de dix mois.

Envolée du cours du cheddar

« La cotation du cheddar pèse fortement dans les formules étasuniennes de calcul du prix du lait, explique Jean-Marc Chaumet, de l’Institut de l’élevage (Idele). Or, faisant suite à une forte baisse des fabrications consécutive à une surproduction du produit en 2018, la cotation a bondi de 35 % cette année, entraînant logiquement le prix du lait avec elle. »

À hauteur de 2 727 € la tonne à la fin de 2018, la cotation du cheddar est aujourd’hui estimée à 4 221 € la tonne aux États-Unis. « Le mois d’octobre signe un premier ralentissement de sa croissance mais le phénomène pourrait encore durer », ajoute le spécialiste, pour qui cette hausse impressionnante du prix du lait reste artificielle et temporaire.

Bien que la cotation laitière locale soit vouée à retomber, cette éclaircie n’est pas restée sans conséquence sur le paysage laitier américain. « La collecte se redresse depuis le mois d’août et l’érosion du cheptel marque le pas », relève Jean-Marc Chaumet. Alors que le cheptel laitier (bovin) américain était en recul de 100 000 têtes sur un an en mars dernier, le repli se limite à 50 000 têtes en septembre.

Désamour pour le lait liquide

« Du fait d’un marché du yaourt et du lait liquide peu porteur, certaines coopératives annoncent déjà des mesures visant à freiner les livraisons de leurs adhérents. » Dans un contexte d’apparence favorable si l’on s’en tient au prix du lait, le désamour des Américains pour le lait liquide affecte lourdement la filière.

« Selon le ministère de l’agriculture, les Américains consomment en moyenne 26 % moins de lait qu’il y a 20 ans et 39 % moins qu’il y a 40 ans », relate l’AFP, annonçant la faillite de Dean Foods, l’une des plus grandes laiteries des États-Unis. Fortement ancré sur le segment du lait liquide, l’industriel a cédé face à la popularité croissante des laits dits « végétaux » et à la concurrence des marques de distributeurs (Walmart notamment).

A. Courty
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