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Didier Guillaume sollicite le patriotisme alimentaire

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« Ce Covid-19 va nous permettre de nous remettre en cause », selon le ministre de l’Agriculture. © Cédric Faimali/GFA

Interrogé par Public Sénat, le ministre de l’Agriculture a revendiqué le patriotisme alimentaire pour sortir les agriculteurs de la crise.

Interviewé pour la chaîne de télévision Public Sénat le mardi 24 mars 2020, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume est revenu sur l’actualité et les difficultés rencontrées par les agriculteurs face à l’épidémie du coronavirus.
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Interviewé pour la chaîne de télévision Public Sénat le mardi 24 mars 2020, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume est revenu sur l’actualité et les difficultés rencontrées par les agriculteurs face à l’épidémie du coronavirus.

Faire preuve de bon sens pour les marchés

À propos de la fermeture des marchés, le ministre de l’Agriculture a rappelé être favorable à leur ouverture mais a nuancé ses propos : « Il n’y avait pas le choix, le Premier ministre a bien fait. […] Nous sommes en plein confinement et en pleine crise, il n’y avait pas d’autres solutions car on a vu des images qui ne sont pas acceptables. »

Selon lui, la décision n’est pas irrévocable : « Sous l’autorité du préfet, à condition que les consignes de sécurité, que les gestes barrières soient respectés, il y a la possibilité de maintenir ces marchés, indique-t-il. J’y suis favorable, sous les conditions de sécurité. […] Aujourd’hui, c’est à la discrétion du maire qui doit prendre ses responsabilités sous l’autorité du préfet. J’en appelle au bon sens de nos régions, de nos territoires. S’il y a la possibilité de mettre les conditions de sécurité, alors les marchés pourront être ouverts à nouveau. »

> À lire aussi : Coronavirus, les marchés interdits à compter de ce 24 mars (24/03/2020)

Consommer français

Le ministre de l’Agriculture a également appelé à « l’inventivité » des producteurs. « Si le marché n’existe pas, n’est-il pas possible de faire de la vente par internet ? Des livraisons à domicile ? Est-ce qu’il n’est pas possible de venir s’approvisionner à la ferme ? […] Soyons inventifs dans le cadre des règles. […] Il faut acheter des produits français ; le patriotisme alimentaire est indispensable. »

Un patriotisme partagé par les enseignes de la grande distribution, selon Didier Guillaume. Ces dernières se sont engagées à mettre dans leurs rayons les produits agricoles français (fruits, légumes, produits laitiers, poissons, etc.) sans pour autant impacter les producteurs. En effet, les délais habituels de paiement devraient être maintenus.

> À lire aussi : Consommation, les grandes surfaces affichent leur soutien aux maraîchers (24/03/2020)

> À lire aussi : Le Modef demande à l’Etat de soutenir l’origine française (25/03/2020)

Organisation du travail

Le ministre de l’Agriculture est également revenu sur la loi d’urgence dont l’idée est « de donner de la flexibilité […] S’il faut que la grande distribution soit ouverte le dimanche, il faut le faire. S’il faut que les entreprises de l’agroalimentaire soient ouvertes le soir, il faut le faire. »

Concernant les 200 000 postes à pourvoir en ce moment dans le secteur agricole, Didier Guillaume a confié avoir entamé un travail avec la ministre du Travail sur de possibles dérogations pour faire venir des travailleurs saisonniers et sur les différents contrats à proposer (pour les étudiants, en cas d’arrêt de travail temporaire, autre…). Les décisions ne devraient plus tarder, selon le ministre.

« Ce Covid-19 va nous permettre de nous remettre en cause, a souligné Didier Guillaume. Demain, il faudra qu’on repense notre organisation globale : notre organisation sociale, notre organisation économique, notre organisation humaine et notre organisation alimentaire. » Nulle ambition de revoir le Ceta de la part du ministre, mais « on ne peut plus échanger de l’alimentaire contre des avions et des fusées. Je pense que les choses vont évoluer », a-t-il conclu.

Alessandra Gambarini
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