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Discussions pas gagnées avec les industriels laitiers

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Jeudi, à Guiberville, dans la Manche, vingt-cinq adhérents de France Milk Board Normandie étaient présents à l’assemblée générale de l’OP. ©Claire Hue/GFA

Les deux OP France Milk Board Grand Ouest et Normandie sont dans le dernier round de discussions avec les industriels pour la signature d’un accord-cadre.

La loi Egalim exige que les OP (organisations de producteurs) fassent une proposition avant le 1er mars. La date-butoir est au 1er avril pour les producteurs en contrat individuel. « Nous les invitons à nous rejoindre », lance Denis Jehannin, président de l’OP FMB Grand Ouest qui regrette une baisse d’une vingtaine d’adhérents en 2018 (un tiers pour des conversions bios). Elle compte environ 300 adhérents dont 60 %...
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La loi Egalim exige que les OP (organisations de producteurs) fassent une proposition avant le 1er mars. La date-butoir est au 1er avril pour les producteurs en contrat individuel. « Nous les invitons à nous rejoindre », lance Denis Jehannin, président de l’OP FMB Grand Ouest qui regrette une baisse d’une vingtaine d’adhérents en 2018 (un tiers pour des conversions bios). Elle compte environ 300 adhérents dont 60 % de livreurs Lactalis et 25 % de livreurs Savencia. FMB Normandie n’a pas communiqué son nombre d’adhérents.

Volume 100 % cessible

Ces deux OP sont transversales. Elles sont organisées par section de laiterie. Pour FMB Grand Ouest : Lactalis, Savencia, fromagerie Vaubernier (Mayenne), groupe Sill (Bretagne) et Laiterie Saint-Père. Pour FMB Normandie : Lactalis, Savencia, fromagerie Milleret (Haute-Saône pour 4 producteurs adhérents) et la section Fléchard (Orne) qui a été créée jeudi à l’assemblée générale de l’OP (3 producteurs). « Nous défendons la cession de la totalité de notre contrat, y compris en plusieurs parties, indique Denis Jehannin, président de FMB Grand Ouest. Plus globalement, notre objectif est la gestion des volumes et leur mutualisation entre les adhérents. »

Une position éloignée de ce que Lactalis — leur principal interlocuteur avec Savencia — a signé avec les OP membres de l’Unell jusqu’au 31mars 2019 : prélèvement par le Mayennais de 30 % du volume cédé et 20 autres pour cent par certaines OP (OPNC et APLBL) pour redistribuer. « Nous ne sommes pas d’accord. Le contrat fait partie du fonds de l’exploitation. » Si les deux FMB signent l’accord-cadre avec Lactalis, ce sera une première. Ils n’ont pour l’instant qu’une convention de fonctionnement avec le Lavallois. Elles ont envoyé leur proposition d’accord-cadre le 25 janvier.

Calcul du prix : ça coince

L’autre point d’achoppement avec Lactalis, mais aussi avec Savencia, porte sur la formule de calcul du prix de base. La loi Egalim demande qu’elle intègre les coûts de production. Les deux OP proposent à Lactalis une formule « à la Danone » : la moitié sur une valeur du mix-produit fourni par le groupe, l’autre moitié sur les coûts de production à partir de l’indicateur de marge Milc défini par l’Institut de l’Élevage.

« Nous proposons une valeur Milc de référence qui renvoie à un prix de base de 370-380 €/1000 l. Dessus seront appliquées les évolutions mensuelles de l’indicateur Milc. » Les deux OP demandent aussi que la moitié des livraisons soient payées dans le mois, le restant le 20 du mois suivant, « pour apporter de la trésorerie aux producteurs. » Elles attendent les contre-propositions de Lactalis. Une rencontre est prévue le 4 mars.

Elles ont proposé la même formule de calcul du prix à formule à Savencia, « que l’industriel n’accepte pas. Il souhaite que la partie PGC France soit calculée pour moitié à partir des indices Milc et Ipampa et pour l’autre à partir des prix de ventes industriels fromages. Nous sommes proches d’une rupture des discussions. Il va falloir trouver une solution. » Contrairement à Lactalis, Savencia a signé un accord-cadre avec FMB en novembre 2014.

Claire Hue
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