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« Une situation économique tendue »

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© C. Faimali/GFA

Dans un communiqué publié ce 20 novembre 2018, la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) indique que « les résultats opérationnels communiqués par plusieurs de nos entreprises confirment une dégradation inquiétante pour notre secteur ».

L’industrie laitière privée serait-elle dans le rouge ? C’est ce que laisse entendre Robert Brzusczak, le président de la Fnil, dans un communiqué. « En déresponsabilisant le consommateur dans ses actes d’achat et en pointant du doigt les transformateurs et les distributeurs, on prend le risque de cautionner la course folle vers la baisse des prix et la déflation aux dépens de la survie de la production laitiè...
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L’industrie laitière privée serait-elle dans le rouge ? C’est ce que laisse entendre Robert Brzusczak, le président de la Fnil, dans un communiqué. « En déresponsabilisant le consommateur dans ses actes d’achat et en pointant du doigt les transformateurs et les distributeurs, on prend le risque de cautionner la course folle vers la baisse des prix et la déflation aux dépens de la survie de la production laitière en France. »

Celui qui est aussi directeur général adjoint du groupe Savencia estime que la filière laitière « connaît une situation économique tendue : les résultats opérationnels communiqués par plusieurs de nos entreprises confirment une dégradation inquiétante pour notre secteur qui ne doit en aucun cas être fragilisé davantage ».

« La distribution doit prendre sa part »

Alors que les négociations commerciales entre transformateurs et distributeurs sont d’ores et déjà engagées, Robert Brzusczak en appelle au « retour à une logique de filière. Nous n’atteindrons les objectifs des États-généraux de l’alimentation (EGA) qu’avec un engagement fort de chacun de ses acteurs, du producteur de lait jusqu’au consommateur final, y compris le secteur de la distribution qui doit prendre sa part dans cette logique ».

Le président de la Fnil estime « essentiel que les centrales d’achat qui ont été créées par la distribution en dehors de France adhèrent à cette ambition et jouent pleinement le jeu des EGA. Il y va de la crédibilité de ces enseignes vis-à-vis des producteurs de lait français. »

V. Gu.
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