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Le bien-être animal, une évidence pour les éleveurs

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BEA. Une partie des éleveurs ont mis en place, avec l’appui de leur vétérinaire, des mesures de prise en charge de la douleur lors des interventions de convenance, tel l’écornage. D’autres s’interrogent. © d.gremy

Bilan. En 2019, 160 000 éleveurs de bovins en France ont abordé le thème du bien-être animal (BEA) avec leur vétérinaire lors de la visite sanitaire bovine. Voici mon expérience.

Très bonne nouvelle : l’immense majorité des éleveurs laitiers et allaitants approuvent des deux mains la prise en compte du bien-être animal (BEA) et ne comprennent pas qu’il puisse en être autrement. D’ailleurs, ils condamnent avec fermeté les dérives, observées ici ou là, en particulier les conditions d’alimentation et de logement en période hivernale à la pâture. Les cinq libertés des...
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Très bonne nouvelle : l’immense majorité des éleveurs laitiers et allaitants approuvent des deux mains la prise en compte du bien-être animal (BEA) et ne comprennent pas qu’il puisse en être autrement. D’ailleurs, ils condamnent avec fermeté les dérives, observées ici ou là, en particulier les conditions d’alimentation et de logement en période hivernale à la pâture. Les cinq libertés des animaux sont bien identifiées et considérées comme primordiales. D’ailleurs, la corrélation BEA entre santé et productivité ressort comme une évidence dans leur discours. Les éleveurs verbalisent régulièrement des liens forts avec leurs animaux, allant de l’affection à l’amour : « On les aime ! ». A contrario, le pouvoir de communication néfaste des associations animalistes abolitionnistes, comme L214, est fustigé, tout comme les accords internationaux (Mercosur, Ceta) avec des pays qui ne respectent pas le BEA. Les réponses viennent des associations dites « réformistes » qui demandent des améliorations des conditions d’élevage et des pratiques de BEA lors des actes de convenance, tout en acceptant l’élevage et la consommation de produits animaux. Ainsi, sur les réseaux sociaux, le #Fierdemonmétier, créé par les  élèves du lycée La Touche, à Ploërmel (Morbihan), et l’agri­loving, entre autres, répondent positivement à tous les dénigrements. La profession vétérinaire, touchée également, va devoir prendre davantage la parole et participer à une communication positive et proactive sur son métier et l’élevage, fruit de dix mille ans de domestication.

Castration et écornage, des sujets sensibles

Ce sera d’ailleurs l’accroche du prochain congrès vétérinaire en 2020 : « Vétérinaires en rural et fiers de l’être ». Si le BEA est validé pour les actes chirurgicaux et les maladies, les interventions de convenance, comme les castrations et les écornages, constituent un sujet sensible. Une partie de nos clients ont mis en place, avec notre aide, des procédures de prise en charge de la douleur, que ce soient des anesthésies locales ou des antalgiques. Les autres ont conscience de la douleur générée par ces interventions, mais ont encore une méconnaissance des solutions pour la limiter. Je constate beaucoup de questionnements et de recherche de solutions. Et très peu d’éleveurs restent insensibles à cette quête de BEA sur ce point précis.

Le lieu d’abattage, trop éloigné

Sur les conditions de transportabilité, l’interdiction de transporter des vaches à plus de 90 % du terme et entre 0 et 7 jours après le vêlage, y compris en bétaillère, suscite évidemment des commentaires et de l’étonnement. Car bien sûr, il vaut mieux rentrer dans le bâtiment une vache prête à vêler que la laisser seule, sans surveillance, dans une pâture.

Beaucoup d’éleveurs, dans le cas du BEA, s’irritent de ne pas connaître la destination précise du lieu d’abattage de leurs animaux et dénoncent les grandes distances à parcourir.

Préférence pour l’euthanasie

Les conditions d’abattage des animaux dits « d’accident » ont changé. La perception de ces conditions de prise en charge de ces bovins est souvent négative et beaucoup préfèrent l’euthanasie même si, dans certains cas, il est possible de valoriser économiquement la carcasse. Les éleveurs citent régulièrement l’absence d’abattoirs disponibles, les horaires incompatibles avec la prise en charge, le coût et le déclassement économique des carcasses. Les informations produites dans le cadre de cette visite sanitaire ont permis de donner un autre éclairage. La possibilité d’abattage sur le site de détention est méconnue de la majorité des éleveurs, qui accueillent pourtant­ plutôt positivement ce nouveau dispositif. Des questions demeurent néanmoins sur le réseau d’abattoirs accueillant les carcasses d’animaux abattus sur le lieu de détention, l’opérateur de mise à mort et la valorisation de ce type de carcasse.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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