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Quotas phosphates, c’est parti !

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Bloqué. Les droits phosphates de Jan-Roelof Jalvingh lui autorisent 63 vaches à 9 500 kg et 36 élèves. S’il veut produire plus, il augmentera le niveau par vache, les rejets de P aussi. Il jonglera avec cette équation pour rester dans les clous. © C.Hue

Carcan. Les Pays-Bas plafonnent leur production. Le 1er janvier, chaque éleveur aura un droit phosphates marchand.

Ce dernier trimestre 2017, le cheptel de Jan-Roelof Jalvingh compte cinq UGB de moins que celui qu’il détenait le 2 juillet 2015, minoré de 4 %. « À ce titre, je vais recevoir un bonus de 3 000 € du gouvernement. » Pour bon nombre de ses collègues, c’est l’inverse. Ils paient une pénalité car fin octobre, leur élevage dépassait encore la référence de 2015. Elle correspond...
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Ce dernier trimestre 2017, le cheptel de Jan-Roelof Jalvingh compte cinq UGB de moins que celui qu’il détenait le 2 juillet 2015, minoré de 4 %. « À ce titre, je vais recevoir un bonus de 3 000 € du gouvernement. » Pour bon nombre de ses collègues, c’est l’inverse. Ils paient une pénalité car fin octobre, leur élevage dépassait encore la référence de 2015. Elle correspond au nombre d’animaux qui respecte le plafond national de phosphates, qui est fixé par l’Europe pour obtenir la dérogation sur la directive nitrates. Ce plafond est largement dépassé depuis deux ans (voir LEL n° 257, avril, p. 12).

Quatre ou cinq vaches en moins par élevage

Réduction de la teneur en phosphore des aliments, réduction du cheptel laitier : depuis janvier, les Pays-Bas entament une course contre la montre. Objectif : montrer patte blanche à Bruxelles en vue du renouvellement de la dérogation au printemps. Frits Vink, le « Monsieur phosphates » du ministère de l’Agriculture, est confiant. La réduction par les aliments est supérieure au niveau fixé, « calculée de façon sérieuse et scientifique », assure-t-il. De même, il attend un retrait important du nombre d’animaux au quatrième trimestre. Sur les neuf premiers mois, les éleveurs ont contenu cette réduction à 6-7 UGB, dont 4 ou 5 vaches. Pour ne pas trop entraver leur production, ils se sont séparés des laitières les moins performantes et préfèrent avoir moins de génisses pour abaisser le nombre d’UGB.

Deux actions judiciaires de 472 éleveurs contre le gouvernement ont ralenti aussi le processus. Ils demandaient à être exclus du dispositif, au risque de mettre en péril leur activité après d’importants investissements. Le premier jugement en mai et août leur donne raison. Dans la foulée, 3 000 producteurs sont reconnus concernés. « L’État a fait appel et vient de gagner pour la première action. L’appel pour la seconde devrait être identique », dit Frits Vink. C’est en fait un véritable soupir de soulagement.

La production au taquet

Ces éléments mis bout à bout, il n’est pas étonnant que la collecte soit stable sur les dix premiers mois (- 0,1 %, contre + 7,5 % en 2016). Novembre et décembre devraient marquer un recul et… donner le niveau de production auquel le pays sera bloqué.

Les éleveurs vont recevoir prochainement leurs références phosphates à ne pas dépasser. Leur cheptel détenu le 2 juillet 2015, minoré de 4 %, va être converti en kg de P. Le résultat sera amputé de 8,3 %. Ce n’est pas rien. C’est aussi un système de quotas non plus laitiers mais de phosphates qui se met en place à partir du 1er janvier. Au pays du libéralisme, ils seront bien sûr marchands. Des prix circulent déjà : 7 000 à 8 000 € par vache.

Avec ces nouvelles règles environnementales très contraignantes, on se demande comment les Néerlandais peuvent continuer à augmenter leur production. Mais ils peuvent encore nous étonner, y compris de la plus mauvaise manière (lire ci-contre).

Claire Hue
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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