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« La supercherie des États-généraux de l’alimentation »

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© Stéphane Leitenberger

D’après le bilan des négociations commerciales dressé par la Coordination rurale (CR) le 23 avril, les accords signés entre industriels laitiers et distributeur manquent de transparence.

« Dans ce contexte où industriels et distribution méprisent clairement les éleveurs, il n’y a d’avenir que par la mise en place d’une régulation des volumes au niveau européen gérée par les producteurs », assure le syndicat qui se dit néanmoins dans l’attente des résultats de la commission d’enquête visant les pratiques de la grande distribution.
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« Dans ce contexte où industriels et distribution méprisent clairement les éleveurs, il n’y a d’avenir que par la mise en place d’une régulation des volumes au niveau européen gérée par les producteurs », assure le syndicat qui se dit néanmoins dans l’attente des résultats de la commission d’enquête visant les pratiques de la grande distribution.

Manque de transparence sur les prix

Les différents accords signés avec les enseignes Intermarché et Lidl, concernant majoritairement les marques nationales, ont promis une revalorisation du prix du lait à hauteur de 370 à 375 €/1 000 litres primes incluses. De leur côté, E. Leclerc, Carrefour et Système U ont fait le choix de ne pas communiquer sur cet aspect.

Pour la CR, ces prix sont encore trop bas au regard de l’indicateur coût de production de l’interprofession laitière équivalent à 396 €/1 000 litres. « Tout l’aval de la filière s’entend une nouvelle fois pour acter clairement que les producteurs n’ont pas à être rémunérés. »

Le syndicat s’attaque également à la communication sur le prix : « Il peut s’agir d’un prix de base, du prix réel ou même d’un prix incluant des primes spécifiques type sans OGM. Tout est fait pour qu’il y ait le moins de transparence possible. » Il est à noter que seule l’enseigne Lidl a fait le choix de communiquer sur le prix de base.

Des volumes jugés trop faibles

Chiffres à l’appui, la CR estime que « sur une valorisation annoncée de 40 €/1 000 litres, il faut comprendre en moyenne une augmentation d’environ 17 € sur l’ensemble du lait acheté par l’industriel » car seuls les produits de grande consommation valorisés sur le marché français sont concernés. « Et encore, certains accords excluent les marques de distributeur (MDD), ce qui réduit encore plus la part du lait concernée », alerte le syndicat.

Bien que satisfaite des légères améliorations perçues sur les marques nationales, la Fédération nationale de l’industrie laitière (Fnil) craint également un « décalage important entre les promesses et la réalité des contrats » concernant la MDD. « La création de valeur doit concernée l’ensemble des volumes si l’on souhaite que les éleveurs vivent mieux de leur travail et que les entreprises […] puissent investir pour innover et monter en gamme », rappelle Robert Brzusczak, président de la Fnil.

A. Courty
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