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« Une ration plus stable grâce au mélange de coproduits »

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, observe Frédéric Barbier. © j.pezon

Complémentation. Depuis cet hiver, le Gaec distribue un mélange de tourteaux et de coproduits humides. Le gain de lait s’accompagne d’une légère baisse de TB qui appelle à sécuriser la fibrosité de la ration.

Au mois d’octobre 2018, le Gaec Kielbasa-Barbier a choisi de tester Pulp’Mix, un nouveau concept alimentaire proposé par Tereos à ses sociétaires. La coopérative sucrière a en effet investi dans un bol mélangeur de grande capacité avec lequel elle propose de réaliser des mélanges à la carte de coproduits et de tourteaux.
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Au mois d’octobre 2018, le Gaec Kielbasa-Barbier a choisi de tester Pulp’Mix, un nouveau concept alimentaire proposé par Tereos à ses sociétaires. La coopérative sucrière a en effet investi dans un bol mélangeur de grande capacité avec lequel elle propose de réaliser des mélanges à la carte de coproduits et de tourteaux.

« 80 % des matières premières sont issues de notre gamme industrielle, précise Olivier Camau, directeur alimentation animale chez Tereos. Avant de lancer ce concept, trois ans d’essais ont été menés pour valider les performances zootechniques des mélanges et leur bonne conservation. »

Le principe consiste à faire converger vers la ferme, par semi-remorques, toutes les matières premières le jour du chantier. Sur place, des godets chargent le bol mélangeur qui décharge le mélange au sol, laissant la confection du silo sous la responsabilité des éleveurs.

614 tonnes de mélange à 108 €/t rendu ferme

Au Gaec, la configuration de l’exploitation ne permettait pas la mise en œuvre d’un tel chantier. Celui-ci a été réalisé sur une plateforme proche de la sucrerie à 25 km de là, avant d’être acheminé à la ferme par semi-remorques de 30 t, soit 614 t d’ensilage à 40,2 % de MS. Le surcoût lié à la location de la plateforme, au chargement supplémentaire et au transport s’élève à 6 €/t, pour un total de 108 €/t (8 €/t pour le coût du mélange et 94 €/t de matières premières).

La composition du mélange est définie par un nutritionniste indépendant (BTPL) en fonction de la qualité des fourrages disponibles.

« Ce qui m’a intéressé dans Pulp’Mix, c’est d’avoir les drêches et la pulpe dans un même silo pour en distribuer toute l’année, avec l’objectif de monter en lait en ration complète, explique Frédéric Barbier. J’avais l’habitude de saisir les opportunités de faire rentrer un camion de drêche dans un contexte de soja cher (6 kg bruts en remplacement de 1 kg de soja). C’est un produit lactogène à un coût modéré de 45 €/t. Jusqu’à 60 €, c’est un aliment intéressant, mais n’ayant pas de silo dédié, cela restait une pratique occasionnelle, selon la place de stockage qui se libérait. Le mélange résout ce problème et permet ainsi de stabiliser la ration. »

Au-delà de l’économie d’un nouveau silo, le choix du mélange, c’est aussi : moins de temps à préparer la ration dans la mélangeuse, moins de surfaces consacrées au maïs et un moyen de sécuriser les approvisionnements par semis bennés de 30 tonnes.

10 kg de MS de Pulp’Mix

« J’attends également un effet positif sur la santé du troupeau lié à la diversification des sources de protéines et aux levures », souligne l’éleveur. À noter que Tereos propose aussi l’option d’un mélange complet intégrant les fourrages, une sorte de ration complète en silos sandwichs confectionnés pour une durée de trois mois à un an.

Depuis l’ouverture du silo mi-janvier, Frédéric incorpore 10 kg de MS de Pulp’Mix dans une ration complète équilibrée à 34 litres. La mise en place de cette ration correspond à la fin du stock d’ensilage d’herbe. Les 4 kg d’ensilage d’herbe sont alors remplacés par 1 kg d’enrubannage. Résultats : une hausse de la production laitière et une légère baisse du TB. La dilution et surtout un défaut de fibrosité sont incriminés. Séduit par la performance laitière, Frédéric est prêt à adopter le mélange.

Ensilage d’herbe et paille broyée pour limiter le tri

Pour limiter le tri à l’auge, il envisage de broyer la paille incorporée à la ration en brins de 4 à 5 cm et de poursuivre le développement de la production d’ensilage d’herbe entamée depuis deux ans.

Jérôme Pezon

    À Heuchin (Pas-de-Calais)

    Gaec Kielbasa- Barbier

    2,5 UTH : Frédéric Barbier, Michel Kielbasa et un salarié à mi-temps

    110 holsteins à 9 420 kg de lait, 38,9 de TB et 31,5 de TP

    105 ha de SAU : 28 ha de maïs, 24 ha de blé, 5 ha de betteraves sucrières, 3 ha d’escourgeon, 44 ha de PP et 1 ha de fétuque

Pulpes surpressées. Pas plus de 2 mètres de hauteur de silo

Pour améliorer la conservation des pulpes de betteraves surpressées, parfois associées à une dégradation des comptages butyriques, Tereos a relevé le taux de matière sèche de 1,1 point, soit 28 % de MS. Par ailleurs, la coopérative rappelle les pratiques favorables à la conservation d’un aliment pouvant intégrer jusqu’à 15 kg bruts de la ration :

opter pour un silo exposé aux vents ;

ensiler tant que la pulpe est chaude (minimum 40 °C) pour activer les ­fermentations­ ;

tasser par couches successives de 20 à 30 cm. Les dimensions du silo sont essentielles au bon refroidissement du tas, afin d’éviter la formation de pulpes grasses et jaunâtres :

une hauteur de 1,80 à 2 m maximum ;

une largeur de 5 à 8 m ;

un front d’attaque qui doit avancer de 10 à 15 cm par jour en hiver et de 15 à 20 cm en été. Si ces conditions sont réunies, le conservateur ne se justifie pas. L’apport de sel (3 kg/m²) mélangé aux dernières couches du silo, est cependant un moyen pour prévenir l’apparition de moisissures sur le dessus du tas.

Pulp’Mix

Le mélange ensilé au Gaec contient :

48,9 % de pulpes de betteraves surpressées

12,2 % de soja-colza

9,8 % de drêches de blé

24,4 % de drêches de brasserie

4,7 % de soluble de blé.

Soit :

27,1 % de MAT

4,6 % d’amidon

12,9 % de cellulose

1,02 UFL,

189 g de PDIN

155 g de PDIE

94 g de PDIA.

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