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Les autovaccins, c’est quoi ?

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Anecdotique. À partir d’un prélèvement de lait, l’autovaccin pourrait être indiqué contre les mammites. Mais en bovins, cela restera anecdotique, l’arsenal thérapeutique étant très étoffé. © Claudius Thiriet

Interdits puis autorisés de nouveau, les autovaccins peuvent être fabriqués et utilisés par un vétérinaire à partir d’un prélèvement effectué dans l’élevage.

L’autovaccin est un médicament vétérinaire. Il s’agit d’un vaccin préparé avec des germes pathogènes, isolés à partir d’un animal malade ou sain du même élevage, et destiné à être administré à cet animal malade ou aux autres animaux uniquement de cet élevage. Cette catégorie de médicament vétérinaire dispose d’une dérogation...
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L’autovaccin est un médicament vétérinaire. Il s’agit d’un vaccin préparé avec des germes pathogènes, isolés à partir d’un animal malade ou sain du même élevage, et destiné à être administré à cet animal malade ou aux autres animaux uniquement de cet élevage. Cette catégorie de médicament vétérinaire dispose d’une dérogation à l’obtention préalable d’une autorisation de mise sur le marché (AMM). Ces autovaccins étaient déjà évoqués dans le premier plan EcoAntibio 2012-2016. L’Anses avait donné deux avis favorables au retour de ces autovaccins dès 2013 et en 2016.

Pourquoi avaient-ils été interdits en élevage bovin ?

D’abord autorisés, puis interdits le 2 décembre 2003 à la suite du risque de la transmission potentielle du prion responsable d’encéphalite spongiforme subaiguë transmissible, les autovaccins sont à nouveau autorisés depuis le 14 novembre 2016, après la nette diminution de l’incidence de cette maladie. Grâce à la mise en place des mesures de réduction des facteurs de risques dès 1996, aujourd’hui, la probabilité de transmission d’un prion est jugée comme « nulle » ou « quasi nulle ». C’est la raison de ce retour.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Les autovaccins ne concernent que les bactéries, et non l’ensemble des agents infectieux. Les prélèvements à partir des matrices suivantes sont possibles : le système nerveux central des bovins de moins de 12 mois, le lait, le sang, l’urine et les fèces, le poumon et le liquide de lavage broncho-alvéolaire, le pus, le placenta, le liquide articulaire, le foie, les intestins, la rate, les nœuds lymphatiques et l’écouvillon lacrymal. Concrètement, le lait ouvre des indications contre des mammites, le poumon et le liquide de lavage broncho-alvéolaire contre des affections respiratoires, les matières fécales contre des infections digestives, le pus, le placenta, et les lochies contre les infections utérines. Tous ces prélèvements sont donc acceptés pour la fabrication des autovaccins. Le vétérinaire qui réalise le prélèvement s’assure que l’animal prélevé ne présente pas ou n’a pas présenté, avant sa mort, de signes neurologiques pour lesquels on ne peut pas écarter le risque d’ESB. Il renseigne un document normalisé mentionnant notamment l’identité de l’élevage et de l’animal prélevé ainsi que le bilan de son examen clinique.

Comment sont-ils fabriqués ?

La préparation d’autovaccins est soumise à autorisation ­préalable de l’Anses. Celle-ci est délivrée à une personne ou une structure, pour des locaux où les activités sont réalisées sous la responsabilité d’un vétérinaire ou d’un pharmacien, justifiant d’une expérience profes­sionnelle dans le domaine de l’immunologie ou de la fabrication de médicaments. Les bonnes pratiques de préparation des autovaccins à usage vétérinaire sont définies au niveau réglementaire.

Quelles sont les conditions de prescription ?

La prescription d’autovaccins s’inscrit dans le cadre de la cascade appelée également prescription hors autorisation de mise sur le marché. Cela signifie que le vétérinaire considère qu’il n’existe pas de médicament autorisé, approprié et disponible sur le marché. Dans ce cas, le praticien peut avoir recours aux autovaccins. ­Concrètement, cela concerne davantage les petits ruminants, que les bovins pour lesquels l’arsenal thérapeutique est plus étoffé et satisfaisant. Dans le cas de notre structure professionnelle, les ovins seront les animaux pour lesquels la prescription d’autovaccins serait envisageable : ­salmonelloses abortives, myco­plasmoses pulmonaires et mammaires, kératoconjonctivites… Pour les bovins, la prescription devrait rester anecdotique. Il faut rappeler que la prévention sanitaire (alimentation, hygiène et technique de traite, maîtrise de l’ambiance des bâtiments…) permet d’éviter de nombreuses maladies.

Un guide de prescriptions des autovaccins vétérinaires, conçu par la Société nationale des groupements techniques vétérinaires, va être mis à la disposition des praticiens.

vétérinaire dans les ardennes
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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