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Luxation de la hanche chez une génisse

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La boiterie est franche, la génisse peine à fléchir et à amener la patte vers l’avant pour avancer. À l’arrêt, la patte reste en adduction et en extension vers l’arrière. © Pierre Kirsch

Boiterie soudaine. Une jeune génisse holstein est rétablie après une manipulation réussie du vétérinaire qui a repositionné sa hanche. Deux jours plus tard, elle remarche normalement.

Le motif d’appel concerne une génisse holstein de 5 mois pour une forte boiterie d’apparition brutale. L’animal, toujours capable de se relever, est debout avec ses congénères au milieu d’un box paillé. Pour réaliser l’examen, nous l’amenons au cornadis. La boiterie est franche, et l’appui excessivement difficile et douloureux sur le membre postérieur gauche. Lors du déplacement, il apparaît difficile...
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Le motif d’appel concerne une génisse holstein de 5 mois pour une forte boiterie d’apparition brutale. L’animal, toujours capable de se relever, est debout avec ses congénères au milieu d’un box paillé. Pour réaliser l’examen, nous l’amenons au cornadis. La boiterie est franche, et l’appui excessivement difficile et douloureux sur le membre postérieur gauche. Lors du déplacement, il apparaît difficile pour le veau de fléchir et d’amener la patte vers l’avant pour avancer. À l’arrêt, la génisse présente un défaut d’appui, la patte étant en adduction et en extension vers l’arrière sans déviation angulaire des rayons osseux, ni de gonflements visibles.

La présence d’une fracture est exclue

Le jarret gauche est plus haut d’environ cinq centimètres par rapport à l’autre, et les onglons touchent le sol en pinces. Le membre donne l’impression d’être plus court. La palpation et la mobilisation de toute la patte, douloureuse pour l’animal, ne mettent pas en évidence de craquements, ni de crépitations. La flexion et l’extension forcées des différentes articulations sont également possibles. Nous excluons la présence d’une fracture et nous dirigeons notre diagnostic sur une luxation de la hanche, le raccourcissement du membre nous indiquant qu’elle est dorsale, c’est-à-dire que la tête du fémur est passée au-dessus de la cavité acétabulaire au niveau de l’os du bassin. Le plus souvent, le déplacement est cranio-dorsal (déplacement de la tête du fémur vers le haut), ce qui entraîne une position caractéristique du membre en adduction (les deux membres sont rapprochés), en rotation externe et tendu vers l’avant. Dans le cas présent, l’adduction est présente mais le membre est maintenu en extension vers l’arrière. Nous pensons alors à un déplacement dorso-caudal. Une fracture du col du fémur pourrait donner les mêmes symptômes.

Pour confirmer le diagnostic et réduire la luxation par taxis externe (manipulation sans intrusion physique, donc sans chirurgie), nous tranquillisons la génisse avec un mélange xylazine-kétamine administré en intraveineuse. L’animal est placé en décubitus latéral abandonné sur le côté sain. Le relâchement musculaire obtenu permet de confirmer le diagnostic, la patte arrière gauche restant plus courte de cinq centimètres. La réduction est obtenue en réalisant une rotation externe de la patte pour dégager la tête du fémur, associée à une forte traction dirigée à 45 degrés vers l’avant pour replacer la tête fémorale dans l’acétabulum. Ensuite, nous exerçons une rotation interne et une forte pression sur le grand trochanter pour évacuer l’hématome présent dans la cavité acétabulaire. À la troisième tentative, la hanche semble repositionnée, ce qui est confirmé par le retour à une longueur identique des deux membres postérieurs.

Des récidives fréquentes

Une analgésie est réalisée par une injection sous-cutanée de méloxicam et l’animal est placé seul dans un box paillé où il sera confiné pour sa ­convalescence. Le pronostic est bon puisque nous sommes en présence d’un animal pas trop lourd, mais les récidives sont fréquentes.

Nous revoyons la génisse trente-six heures plus tard : elle est debout, pose correctement sur le membre postérieur et se déplace normalement en boitant modérément lors de l’appui encore douloureux sur le postérieur gauche.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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