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Constat. Si les principales pertes de vaches sur plusieurs mois font suite à des chutes ou à des problèmes musculaires ou articulaires, il faut faire un « check-up » sanguin et urinaire. © Claudius Thiriet

Répétition. En dix-huit mois, douze vaches laitières sont réformées pour cause de fracture, déchirure musculaire ou entorse.

Dans un troupeau de 70 vaches, un éleveur a perdu 12 laitières en dix-huit mois, un phénomène uniquement dû à des fractures après une chute, à des entorses coxo-fémorales (hanche) et des déchirures musculaires graves. De prime abord, l’éleveur et moi pensions que l’exiguïté des couloirs de circulation de la stabulation en logettes était la cause de ces accidents (couloirs entre les...
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Dans un troupeau de 70 vaches, un éleveur a perdu 12 laitières en dix-huit mois, un phénomène uniquement dû à des fractures après une chute, à des entorses coxo-fémorales (hanche) et des déchirures musculaires graves. De prime abord, l’éleveur et moi pensions que l’exiguïté des couloirs de circulation de la stabulation en logettes était la cause de ces accidents (couloirs entre les logettes de 2,50 m et couloir d’alimentation de 3,50 m). Mais le nombre élevé de mortalités aux causes identiques et leur caractère exceptionnel m’ont décidé à contacter un laboratoire d’analyses lyonnais spécialisé en nutrition et biochimie des ruminants.

Déficit énergétique ou faiblesse musculaire ?

Des prélèvements sanguins et urinaires sur cinq vaches vêlées depuis huit jours, vingt et un jours et douze semaines sont faits et envoyés pour explorer deux pistes : le déficit énergétique et la carence minérale. Cette dernière peut être à l’origine de faiblesses musculaires et d’une fragilité du squelette.

Pas de déficit énergétique. La glycémie et la teneur en bétahydroxybutyrate, révélateur de l’acétonémie, sont analysées et ne montrent pas de déficit énergétique chez ces vaches en début de lactation. Si cela avait été le cas, la baisse d’ingestion, qui lui est souvent consécutive, aurait pu entraîner une moindre consommation des minéraux de la ration et créer ces lésions.

Carence en calcium, magnésium et vitamine D3. Parallèlement sont analysés les minéraux calcium, magnésium, potassium et la vitamine D3. Ces minéraux sont bien connus pour leur rôle dans le tonus musculaire et la robustesse de l’animal. La vitamine D3 contribue, elle, à la bonne absorption par la vache du calcium alimentaire.

Des carences apparaissent clairement sur trois nutriments alors même que ces analyses sont réalisées en pleine pousse de l’herbe, riche en minéraux.

Trois vaches sur cinq sont déficitaires en calcium et magnésium urinaires (respectivement sous le minimum de 0,3 et 9 mmol/l). Pour la vitamine D3, le mélange des cinq prises de sang donne un résultat de dix points sous le minimum usuel (27 nanogrammes/ml contre 36). Ce   constat concerne les vaches dans leur premier mois de lactation. Celle vêlée depuis trois mois ne présente aucune carence. Pour le potassium, on ne peut pas diagnostiquer une carence puisque seule une vache en révèle une. On sait que le moindre défaut d’ingestion diminue rapidement le taux de potassium dans le sang.

Soutien en minéraux et vitamines

Une injection de vitamines D3, mais aussi A et E, est effectuée dès que ces résultats sont connus. En effet, les analyses mettent également en lumière une carence dans les deux autres vitamines mais qui n’ont pas d’incidence sur les faiblesses musculaires. À cette prescription s’ajoute un apport de 50 g/jour d’oxyde de magnésium durant les quatre premiers mois de lactation. Enfin, un bolus de calcium au vêlage est conseillé à l’éleveur.

Une ration des vaches taries plus adaptée

En amont, la ration distribuée aux taries est revue. Elle n’était pas optimale. Elle ne se souciait pas d’abaisser la Baca (balance anions-cations) : aucun minéral n’était apporté. Ce n’est plus le cas. Un apport de 30 g/vache/jour de chlorure de magnésium durant les trois dernières semaines de tarissement est fait. De même, la ration fourragère est plus pertinente. Le maïs-ensilage est limité à 6 kg de MS, complété par de la paille. Depuis huit mois, l’éleveur n’est plus confronté à des mortalités liées à des faiblesses musculaires.

Vétérinaire dans la manche
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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