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Dossier. « Le géobiologue vient une ou deux fois par an depuis une décennie »

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Neutraliser. Élisabeth et Michel Lebacle ont abandonné en 2014 l’aire paillée et la salle de traite pour les logettes et le robot. Le géobiologue leur a conseillé un béton « informé » et l’emplacement du robot au bord d’une faille d’eau. ©

Trois failles d’eau superposées à deux réseaux géophysiques traversent le site d’Élisabeth et Michel Lebacle. Il faut une vigilance électrique et géobiologique constante.

C’est une collaboration au long cours que vivent le couple Lebacle et Stéphane Demée, géobiologue. Tout a commencé en 2007. « Le nombre de mammites était très élevé et les veaux souffraient de diarrhées. Nous aurions pu nous offrir un très beau voyage avec tout ce que nous avons versé au vétérinaire, dit d’un ton doux-amer Michel Lebacle. Si Stéphane n’était pas intervenu...
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C’est une collaboration au long cours que vivent le couple Lebacle et Stéphane Demée, géobiologue. Tout a commencé en 2007. « Le nombre de mammites était très élevé et les veaux souffraient de diarrhées. Nous aurions pu nous offrir un très beau voyage avec tout ce que nous avons versé au vétérinaire, dit d’un ton doux-amer Michel Lebacle. Si Stéphane n’était pas intervenu sur notre exploitation, nous ne serions sans doute plus éleveurs. »

Les mammites et les diarrhées n’étaient pas les seuls indices de problèmes électriques. Les vaches rechignaient aussi à entrer dans la salle de traite. « C’est symptomatique de courants parasites », pointe Stéphane Demée, basé en Ille-et-Vilaine. Le diagnostic électrique de la stabulation, qui accueille les vaches et les génisses, met à jour plusieurs défauts. Ils n’expliquent pas tout. Avec ses baguettes roadmaster, Stéphane identifie aussi trois failles d’eau souterraine. Deux passent sous la partie des laitières de la stabulation, une sous celle des génisses. Le bâtiment subit une autre influence : celle des réseaux géophysiques Hartmann et Curry. « La superposition des failles d’eau et de ces deux réseaux amplifie les nuisances que génèrent les courants parasites », affirme-t-il.

« La prise de terre joue bien son rôle aujourd’hui »

Avant de les neutraliser, le géobiologue s’attaque à l’installation électrique. « Son principal défaut était une prise de terre inefficace. Sa valeur de résistance mesurée à 26 ohms était trop élevée. Les courants parasites transitaient par les stalles de la salle de traite avant de rejoindre le sol. Les vaches étaient en contact direct. » Une prise de terre correcte est donc créée. Quatre piquets de mise à la terre achetés dans le commerce sont enterrés à un mètre de profondeur (il n’est pas possible de creuser plus profond). Il en part 10 mètres de fil de cuivre de 25 mm² de section, posés en zigzag et enterrés, avant de rejoindre la barrette de cuivre sur laquelle arrivent les lignes équipotentielles de l’armoire électrique et de chaque bloc métallique. « Par un bon contact avec la terre, ces 10 mètres en zigzag profitent des qualités conductrices du sol. » En 2007, en plus de la prise de terre, le géobiologue trouve plusieurs sources de courants vagabonds. D’abord dans la salle de traite. Des câbles ne sont pas isolés et les stalles ne sont pas reliées à la terre. Le couple Lebacle remplace donc les câbles et met en liaison équipotentielle les stalles avec les autres éléments métalliques de la 2 x 4 postes .

« La clôture électrique est régulièrement contrôlée »

La clôture électrique est également en cause. La prise de terre de son poste est au pied de la stabulation, dont les façades sont en tôle. Elle était composée d’un petit fil électrique fixé sur un piquet de fer. « C’était une erreur, les impulsions électriques se retrouvaient dans le bâtiment », reconnaît Michel. La prise de terre a été déplacée. Elle est aujourd’hui à 5 mètres du bâtiment, avec la tête apparente. Le poste électrique, lui, est dans la partie des génisses de la stabulation. « Ce n’est pas idéal, mais la conduite d’une exploitation fait l’objet de compromis », observe Stéphane Demée. Il aurait préféré le poste électrique en dehors de l’étable et la prise de terre plus éloignée. Avant l’investissement dans le robot en 2014, Élisabeth et Michel Lebacle coupaient le poste de clôture pendant la traite. Aujourd’hui, ils contrôlent régulièrement les tensions de retour sur la prise de terre avec un petit appareil (moins de 100 € à l’achat) qui doit afficher moins de 200 volts. « Ce contrôle régulier est important », insiste le géobiologue.

L’emplacement du robotau bord d’une faille

Chez les Lebacle, les vaches et les génisses réagissent à la moindre erreur électrique ou au moindre changement non réfléchi. « Les trois failles d’eau souterraines et les réseaux géophysiques Hartmann et Curry que Stéphane a identifiés rendent notre exploitation très sensible et réactive », dit Elisabeth.

Michel poursuit : « Il y a cinq ans, j’avais installé un poste de clôture électrique près de la maison pour contenir notre chien. La réponse a été immédiate : une augmentation des mammites. Les impulsions électriques ont pu être mesurées sur les cornadis de la stabulation. »

En routine, leur partenaire vérifie une ou deux fois par an l’efficacité de son dispositif contre les nuisances telluriques et contrôle toute l’installation électrique. Grâce à cela, il y a plusieurs mois, il a repéré la fuite d’un câble de néon en défaut d’isolement. « L’usure doit être surveillée », souligne-t-il.

À chaque investissement majeur, il apporte ses conseils. Ainsi, en 2014, à l’abandon de l’aire paillée et de la salle de traite au profit des logettes et un robot, il ajoute de la poudre de silice aux composants du béton pour fabriquer un béton « informé ». « Dotée d’une empreinte électromagnétique, elle neutralise celle émise par le sous-sol », explique Stéphane Demée

Il choisit aussi de placer le robot au bord d’une des deux failles d’eau qui traversent la partie des vaches. « Elles sont aujourd’hui bien maîtrisées par le plot de béton qui appuie sur l’une d’elles et le puits de 5 mètres qui vient d’être construit avec la nouvelle fosse à lisier. » La troisième faille sous la partie des génisses l’est un peu moins. Stéphane y pratique l’acupuncture du sol. Il a enfoncé un piquet de cuivre aux deux endroits qu’il a identifiés comme névralgiques.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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