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Dossier. Le choix de la diversité avec un ensilage d’herbe préfanée

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Le groupe d’échange franco-belge, enrichi de six éleveurs wallons, va continuer d’exister dans le cadre du projet Protecow. ACE et Inagro sont rejoints par trois organismes de recherche : Idele pour la France, Ilvo pour les Flandres et CRA-W pour la Wallonie. L’idée est de poursuivre la réflexion sur l’optimisation de l’alimentation, en vue d’améliorer les performances économiques des producteurs de la zone frontalière.

Améliorer le TB et le TP représente un enjeu économique majeur. Miser sur une part croissante d’ensilage d’herbe préfanée, associé à du maïs et à un coproduit énergétique­, est un moyen privilégié d’y parvenir sans pénaliser la production laitière.

Se remotiver et avancer grâce à l’expérience des autres ! C’est sur ce principe qu’Avenir Conseil Élevage (ACE) et Inagro, un centre de recherche et de conseils en agriculture basé en Belgique, ont lancé en 2014 un groupe d’échange transfrontalier regroupant douze éleveurs : six Français et six Belges de Flandre-Occidentale. Ensemble, ils ont entamé une réflexion sur l’optimisation...
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Se remotiver et avancer grâce à l’expérience des autres ! C’est sur ce principe qu’Avenir Conseil Élevage (ACE) et Inagro, un centre de recherche et de conseils en agriculture basé en Belgique, ont lancé en 2014 un groupe d’échange transfrontalier regroupant douze éleveurs : six Français et six Belges de Flandre-Occidentale. Ensemble, ils ont entamé une réflexion sur l’optimisation de l’alimentation des vaches laitières.

Ici, dans un contexte de forte pression foncière, tout l’enjeu est de maintenir un haut niveau de production par hectare à un coût maîtrisé, tout en améliorant les taux grâce à la qualité de la ration de base. En comparant les performances, il est rapidement apparu qu’à production équivalente, les éleveurs belges affichaient un différentiel de 2,2 points de TP et de 2 points de TB en plus, avec une consommation de 2,5 kg d’équivalent soja contre 4 kg pour leurs homologues français. L’idée a alors mûri de s’inspirer du modèle flamand qui repose sur le triptyque ensilage d’herbe préfanée, maïs et coproduit.

15 à 18 % d’amidon pour prévenir la baisse du pH ruminal

Sur ce modèle, il s’agit d’assurer la couverture des besoins énergétiques et protéiques, soit une concentration de la ration de 0,95 UFL et 100 g de PDI/kg de MS.

En effet, la ration doit être assez riche en UFL pour la fabrication de TP. Pour faire du TB, la vache a besoin d’acides gras volatils pairs : de l’acide acétique (C2), un nutriment issu de la digestion des parois végétales (herbe, tiges et feuilles du maïs) et/ou de l’acide butyrique (C4) issu de la dégradation des sucres que l’on retrouve, par exemple, dans l’herbe jeune ou dans la betterave… « Tous les aliments ont des prédispositions à produire plutôt du C2 ou du C4, explique Benoît Verrièle, nutritionniste ACE. Mais la qualité d’une ration n’est pas le résultat de l’addition de la valeur de chacun. Sa structure et son appétence, mais aussi l’environnement sont à l’origine d’interactions digestives qui vont influer sur le devenir des nutriments. Un facteur déterminant est le pH du rumen : le TB diminue de manière importante lorsque la vache se rapproche d’une situation d’acidose, car un pH bas est défavorable à la fabrication de C2. »

Le seuil limite d’acidose est fixé à 25 % d’amidon dans la ration. Mais pour prévenir la baisse de pH, le conseiller recommande de tendre vers 15 à 18 % d’amidon en substituant une part de maïs (inférieure à 10 kg MS/VL/jour) par de l’ensilage d’herbe préfanée. « L’intérêt d’intégrer une part croissante d’ensilage d’herbe de qualité dans la ration des laitières est de limiter la baisse du pH ruminal défavorable au TB, tout en maintenant une densité énergétique élevée nécessaire à un bon niveau de TP. » Cet apport de fibres très digestibles permet également de sécuriser la ration d’un point de vue métabolique.

En effet, pour prévenir la baisse du pH ruminal, la ration doit aussi avoir une structure suffisante. L’institut de recherche flamand Ilvo a démontré que la valeur de structure d’un ensilage d’herbe préfanée était plus élevée que celle d’un ensilage de maïs du fait de sa teneur en cellulose brute (CB).

4 à 6 kg de préfané, avec un maïs plus sec et plus court

Le « modèle flamand » mise donc sur cet atout pour faire l’impasse sur la paille dans la ration : « Distribuer 4 à 6 kg d’ensilage d’herbe coupé en brins de 2 à 4 cm constitue un apport de fibres suffisant pour sécuriser la ration, tout en réduisant la longueur de coupe du maïs. » Ainsi, les Flamands distribuent en moyenne 5,5 kg d’ensilage d’herbe préfanée et 8,5 kg de maïs. Un maïs souvent plus mûr (35 % de MS) et plus court (8 à 9 mm). L’intérêt est, d’une part, de laisser la plante exprimer son potentiel de rendement et, d’autre part, de maximiser l’ingestion avec une fraction d’amidon plus lent. Dans le nord de la France, les rations se composent plutôt de 12 à 14 kg de maïs, récolté à 32 % de MS, en brins de 12 à 17 mm. On y retrouve souvent de la paille. Or, la paille est encombrante et mal valorisée par les vaches hautes productrices, en raison d’une plus grande vitesse d’ingestion et de transit. Elle fournit donc moins de nutriments pour fabriquer du TB.

Viser le stade deux nœuds du ray-grass

Pour incorporer 5,5 kg d’ensilage d’herbe sans perdre de vue l’objectif de 0,95 UFL/kg de MS, il faut de la qualité. Cela passe par une récolte précoce, en ayant pour repère le stade deux nœuds du ray-grass, soit 40 à 45 cm de haut, avant l’apparition des épis. L’objectif est de récolter une herbe entre 22 et 25 % de CB. Avant ce stade, la teneur en CB est insuffisante pour stimuler le rumen. Au-delà, dès que les épis apparaissent, c’est trop tard !

Eddy Decaesteker, conseiller d’élevage chez Inagro, livre quelques recommandations pour mettre toutes les chances de son côté :

faucher mi-avril, dès qu’un créneau de trois jours se présente, même si le stade deux nœuds n’est pas atteint partout. On misera alors sur une deuxième coupe un peu plus tardive pour assurer la fibrosité (et inversement) ;

faucher en deux temps : les dérobés permettent d’obtenir la même qualité qu’un ray-grass anglais, mais la montée en épis est plus précoce et rapide, donc plus difficile à maîtriser. Si un créneau se présente, ne pas hésiter à faucher en deux fois « pour ramasser ce qui est prêt » : les ray-grass italiens et les parcelles les plus précoces et, dans un second temps, les prairies les plus tardives.

La fertilisation est aussi un élément clé de la valeur de l’ensilage. Sur les prairies de fauche, le conseiller recommande de fractionner le premier apport d’azote : d’abord un apport d’azote organique (50 UN) entre le 15 février et le 10 mars (200 °C). « À cette période encore froide et humide, le lisier présente moins de risques de fuites d’azote. Il va minéraliser dès que les températures vont commencer à monter. » Puis, faire un apport d’azote minéral (70 UN) fin mars, trois semaines avant la fauche. Ensuite, un apport de 80 UN est réalisé après la première coupe, voire après la deuxième coupe, en l’absence de trèfle dans la prairie. « Dans la pratique, il faut adapter la fertilisation azotée en fonction de la MAT de l’ensilage des années précédentes : s’ils sont toujours en dessous de 15 %, il faut se poser la question de la disponibilité des autres éléments et adapter la fumure de fond aux résultats d’analyses de sol. »

Enfin, le préfanage en première coupe vise à ensiler une herbe à 40 % de MS, après trois jours de séchage au sol. Sur le terrain, l’ensilage dépasse parfois 50 % de MS, mais une herbe jeune, riche en sucres et contenant moins de 25 % de cellulose brute, ne pose pas de problème de conservation. En outre, plus l’herbe est sèche, moins la protéine est soluble, ce qui favorise l’acidification du fourrage, donc sa conservation et son appétence.

40 litres par vache et par jour sans concentré de production

La limite de 6 kg d’herbe apparaît comme un seuil au-delà duquel il devient difficile de maintenir un haut niveau de production, en raison d’un ralentissement du transit. « Tout comme la fermeture du silo de maïs, lorsque l’on vise plus de 8 500 kg de lait/VL », précise Eddy Decaesteker. La distribution d’un troisième fourrage, la betterave, ou d’un coproduit vise à sécuriser la densité énergétique de la ration avec un aliment dosant plus de 1 UFL, peu encombrant et sans amidon rapidement fermentescible. Dans le Nord, la pulpe de betterave surpressée, uniquement composée de parois végétales digestibles, est largement utilisée.

« Ce mode de rationnement avec une herbe jeune et peu encombrante favorise l’ingestion et doit permettre de produire 40 litres/VL sans concentré de production, souligne Benoît Verrièle. C’est une pratique que nous essayons désormais de vulgariser le plus largement auprès de nos adhérents. » Sur le terrain, des éleveurs se l’approprient déjà et atteignent des performances de 10 000 kg de lait/VL, avec un coût alimentaire inférieur à 100 €, sans concentré de production (voir pages suivantes). Sur ce point, les producteurs belges ont à apprendre des Français : réduire la consommation de concentré, en faisant confiance au fourrage et à l’ingestion. « Le concentré de production ne se raisonne que pour corriger un fourrage de mauvaise qualité. Utiliser 10 g/litre en moins semble peu, mais avec une production de 500 000 litres, cela représente finalement une économie de 5 tonnes de concentrés. » Cela est d’autant plus intéressant quand la production ne chute pas et que les taux augmentent. Pour maintenir la production, il faudra ajuster par petites touches les quantités distribuées.

En revanche, il y a peu d’économie à faire sur le correcteur azoté, puisqu’une ration doit être équilibrée. Le soja, riche en acides gras saturés, est favorable au TB. Mais il présente deux inconvénients : il n’est pas produit localement et son prix est très volatil. La recherche d’alternative fait partie des objectifs du groupe qui va continuer d’exister pendant quatre ans dans le cadre du projet Protecow (1), financé grâce au soutien des fonds euro­péens du programme Interreg.

(1) www.interreg-protecow.eu

Benoît Verrièle« © J.P.
L’appétence du fourrage à l’auge participe également à une bonne ingestion. Ici, un éleveur suivi par Inagro a fait l’essai suivant : 50 % de l’auge recouverte de résine époxy et 50 % laissée en béton. Résultat, les vaches nettoient d’abord la partie de l’auge recouverte de résine.
L’avis de…
« Des analyses de sol et d’effluents pour adapter la fertilisation » L’avis de… Romain Miquel, conseiller à la chambre d’agriculture de l’Aveyron

« La qualité des ensilages d’herbe vue dans les Flandres traduit une vraie culture de la récolte précoce. Au niveau de la fertilisation, les éleveurs n’hésitent pas à faire des analyses de sol et d’effluents pour adapter les apports. Ils font preuve d’une grande rigueur dans la confection des silos. Des silos plus longs et plus étroits qui assurent un avancement régulier pour limiter l’échauffement du tas. Ces pratiques permettent d’intégrer jusqu’à 6 kg d’un fourrage de grande qualité. Ces observations m’ont convaincu d’inciter les éleveurs de ma région à accorder plus d’importance à l’herbe, car c’est un moyen d’apporter de la valeur à la ration et de diluer le risque d’une mauvaise récolte de maïs. Sur le modèle belge, je souhaite, par exemple, pousser à miser davantage sur le ray-grass anglais dans les zones les plus fraîches, là où l’assolement autorise la mise en place de rotations longues. »

L’avis de…
« Un maïs plus sec et plus court pour favoriser l’ingestion » L’avis de… Étienne Doligez, nutritionniste à Littoral Normand

« Ce qui frappe dans les élevages flamands, c’est le soin apporté à l’ensilage d’herbe. Les éleveurs suivent l’évolution de la pousse pour anticiper le chantier avec l’ETA, à une période (fin avril-début mai) où les Français sont préoccupés par le maïs. Le recours à un conservateur est plus fréquent, surtout avec une herbe à 45 % de MS. Mais ce taux élevé est cohérent avec une logique de maximiser l’ingestion, comme le maïs coupé court. La longueur des brins (8 mm) de maïs est aussi un moyen de sécuriser le tassage d’un fourrage qui a tendance à être récolté un peu plus sec (35 %). Ce sont des pratiques dont je discute avec les éleveurs de ma zone, qui se limitent plutôt à 2-3 kg d’une herbe de moindre qualité. Dans ces conditions, la notion de maïs coupé court est difficile à faire admettre, car risquée d’un point de vue méta­bolique. Mais avec 5-6 kg d’ensilage d’herbe de qualité, il ne faut pas hésiter. »

« Mieux vaut faucher l’herbe trop tôt que trop tard »

Au sein du groupe d’échange transfrontalier, Carl Vanhoutte est une référence pour la ­qualité de son ensilage d’herbe préfanée qui dépasse souvent 0,9 UFL et 18 % de MAT.

Bien sûr, le facteur chance intervient toujours dès qu’il s’agit de récolte. Mais Carl Vanhoutte fait preuve d’une grande rigueur pour minimiser les risques d’échecs. « Il ne faut pas se manquer sur la première coupe, insiste-t-il. C’est une période un peu stressante, mais une fois le chantier terminé, je retrouve ma tranquillité d’esprit. »

Concrètement, il fauche en première coupe 35 ha de ray-grass anglais et en raison de coups de sec répétés, il intègre depuis deux ans du ray-grass italien avant maïs pour sécuriser ses stocks.

« L’idéal serait de faucher l’après-midi »

Tout commence par la fertilisation de prairies sans légumineuses : entre mi-février et début mars, il apporte 35 t de lisier sur toute la surface (4,4 N, 1,5 P2O5 et 4,5 K2O) ; puis, fin mars, encore 100 unités d’azote minéral, avant la fauche qui intervient entre le 20 avril et le 1er mai au plus tard.

« L’idéal serait de faucher l’après-midi pour optimiser la teneur en sucre. Mais j’ai trop de surface pour pouvoir démarrer le chantier en milieu de journée, explique Carl. Ici, à partir du 20 avril, dès qu’apparaît une fenêtre météo de trois à quatre jours sans pluie, je fauche. » Son repère : le stade deux nœuds du ray-grass (avant l’apparition des épis), « même s’il n’est pas atteint dans toutes les parcelles ! Il vaut mieux faucher trop tôt que trop tard, car cela a un impact négatif sur la valeur du fourrage, mais aussi sur la qualité des repousses. Si la première coupe est trop faible en cellulose, je mise sur une deuxième coupe un peu plus tardive pour sécuriser la structure du fourrage distribué aux vaches. » La hauteur de coupe de la faucheuse conditionneuse à doigts est réglée à 6-7 cm, déflecteurs ouverts pour étaler l’andain au maximum. Cette année, la fauche a été réalisée le samedi 21 avril par l’éleveur aidé de l’ETA (4 ha fauchés dès le vendredi après-midi), fanée le dimanche, andainée et ramassée le lundi (éleveur et ETA), pour un rendement évalué à 2,8 t de MS/ha (3,5 t en deuxième coupe après six semaines de repousses). L’herbe est ensilée en brins de 3 à 5 cm, sans conservateur. « Avec une herbe jeune, le tassage n’est pas une difficulté, même lorsque l’on vise 40 à 45 % de MS. »

« Un silo de 6 mètres de large pour l’été »

Après la première coupe, Carl fait rapidement un second apport de 100 UN. Puis, la surface en herbe est divisée en trois blocs, dans un souci d’alternance fauche-pâture : 10 ha pour le pâturage des laitières, 10 ha pour celui des génisses et 15 ha réservés à la fauche, pour un total de cinq coupes par an. Les deux premières coupes sont ensilées dans un même silo de 8 m de large x 35 m de long et réservées à la ration des laitières (5 à 6 kg de MS/VL/j). La troisième coupe (fin juillet) également. Mais elle est destinée à la ration estivale (2,5 kg de MS en complément du pâturage) et stockée dans un silo plus étroit (6 m x 25 m), afin de respecter un avancement plus rapide du tas visant à limiter l’échauffement du front d’attaque. Après la deuxième coupe, l’éleveur apporte 20 à 30 t de lisier « pour vider la fosse » et parfois encore 100 UN minéral. Cette année, la valeur MAT des deuxième et troisième coupes aurait justifié l’impasse (18 et 21,5 %), car il s’agit surtout d’azote soluble. « La fertilisation s’arrête là, car nous sommes régulièrement contrôlés avec l’obligation d’avoir moins de 90 kg de reliquat azoté dans les quatre-vingt-dix premiers centimètres du sol. »

Les quatrième et cinquième coupes sont enrubannées et constituent le plat unique des génisses de plus d’un an pendant l’hiver. La cinquième coupe (fin octobre) sert aussi à nettoyer prairies et pâtures, en laissant un gazon court favorable au redémarrage de l’herbe l’année suivante.

Carl Vanhoutte réserve les deux premières coupes, plus appétentes, aux vaches laitières. En 2018, elles présentent des valeurs de 37 % de MS, 0,97 UFL et 23,8 % de MAT pour la première, 39,2 % de MS, 0,91 UFL et 18 % de MAT pour la deuxième. © j.pezon
L’exploitation

    À Zillebeke, en Flandre-Occidentale (Belgique)

    1 UTH : Carl Vanhoutte

    115 vaches à 10 235 kg de lait, 45,8 TB et 36,5 TP

    100 ha de SAU, dont 35 ha de prairies permanentes, 35 ha de maïs, 10 ha de pommes de terre, 10 ha de betteraves sucrières et 10 ha de lin

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