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Vers un rebond des prix aux producteurs

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© Cédric Faimali/GFA

Selon la CGB, le pire de la crise de la filière de la betterave, du sucre et l’éthanol est passé. Le syndicat a bon espoir que la betterave retrouve des prix rémunérateurs à moyen terme.

« Il n’est pas exclu que le prix final des betteraves à 16° soit supérieur à 25 €/t en 2020-2021 si la tendance actuelle se poursuit », a estimé Pierre Rayé, directeur général de la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves) lors d’un point de presse le 11 décembre 2019. Pour 2019-2020, il devrait se situer aux alentours de celui de 2018-2019 (22 à...
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« Il n’est pas exclu que le prix final des betteraves à 16° soit supérieur à 25 €/t en 2020-2021 si la tendance actuelle se poursuit », a estimé Pierre Rayé, directeur général de la CGB (Confédération générale des planteurs de betteraves) lors d’un point de presse le 11 décembre 2019. Pour 2019-2020, il devrait se situer aux alentours de celui de 2018-2019 (22 à 23 €/t). Plusieurs raisons poussent la CGB à croire à une sortie de crise à moyen terme :

  • Un assainissement des bilans mondiaux : la consommation globale dépasse désormais la production, après les excès de 2017-2018.
  • Bien qu’il tarde à se matérialiser dans la moyenne des prix contractés, un rebond des prix spot est à constater au départ des sucreries françaises.
  • Le marché de l’éthanol est au plus haut depuis 2012.
  • La hausse de la consommation française en bioéthanol (+1,7 Mhl/an), qui résulte de la hausse des volumes d’achat d’essence et du taux d’incorporation. Avec un approvisionnement de 50 % en betteraves et 50 % en céréales, cette hausse représente une demande annuelle supplémentaire de 850 000 t de betteraves.

La CGB reste toutefois vigilante sur les exportations de l’Inde, les incertitudes liées au Brexit et au Mercosur, ainsi que la concurrence avec les importations d’huile de palme.

Clarté sur le partage de la valeur

Les betteraviers profiteront-ils de ces évolutions de marché ? Cela dépendra des prochaines conditions de contractualisation. « Nous pensons qu’il y a de quoi donner des perspectives aux planteurs, c’est le moment, a estimé Pierre Rayé, il faut arrêter de penser avec des rétroviseurs. Il faut que des perspectives claires soient données aux agriculteurs pour les convaincre de poursuivre cette culture. » Franck Sander, président de la CGB, appelle à la généralisation des contrats avant les semis, ainsi que les indications de prix combinés avec un prix minimum.

« Sur ces sujets, nous attendons les coopératives », a assuré Franck Sander. Tous ces éléments seront discutés lors d’une table-ronde à l’occasion de l’assemblée générale de la CGB le 15 janvier 2020.

Valoriser la production française

L’AIBS (interprofession de la betterave et du sucre) a rendu aux ministres de l’Agriculture et de l’Économie leur plan de filière le 18 novembre : 52 propositions pour « regagner en compétitivité » et « conforter la France comme leader européen » sur le secteur. Un point n’y apparaît pas : les réflexions autour de la valorisation du sucre made in France, au travers d’un label. « Il y a une vraie carte à jouer sur ce point », estime Franck Sander, président de la CGB. Le projet est plus ou moins bien accueilli par les fabricants.

Voir aussi : Compétitivité — Le plan de la filière betterave-sucre remis au gouvernement (20/11/2019)

H. Parisot

Surfaces en baisse de 6 %

Pour 2019-2020, les prévisions de la CGB tablent sur des surfaces en betteraves en baisse de 6 % par rapport à la campagne précédente, à 453 000 ha. Le rendement moyen est de 85,5 t/ha : une amélioration par rapport à 2018-2019 (81,9 t/ha), mais en deçà de la moyenne quinquennale (89 t/ha). La récolte n’est pas encore terminée ; la CGB estime qu’au 9 décembre, 10 % des betteraves étaient encore en terre.

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