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Quand une coopérative laitière dérape

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À la suite de menaces, Inga décide de ne plus vendre son lait à sa coopérative. © Affiche du film « Mjolk, la guerre du lait »

Inspiré d’une histoire vraie, Mjólk, la guerre du lait, de Grimur Hakonarson, raconte le combat d’une femme contre une coopérative corrompue.

Plongée dans l’eau bouillante, la grenouille saute et s’échappe. Mise dans une eau froide portée progressivement à ébullition, elle s’habitue et meurt, sans s’en rendre compte.
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Plongée dans l’eau bouillante, la grenouille saute et s’échappe. Mise dans une eau froide portée progressivement à ébullition, elle s’habitue et meurt, sans s’en rendre compte.

Des agriculteurs sous pression

C’est l’expérience faite par les agriculteurs d’un comté du nord de l’Islande, mis à la botte, malgré eux, de leur coopérative laitière. Devenue en cent trente ans la plus grande entreprise de la région, elle détient le monopole de la collecte laitière, fournit les intrants, joue les banques et détient même l’épicerie principale de la région. Et si les agriculteurs se fournissent ailleurs, notamment pour leur engrais, elle les intimide et menace de saisir la ferme.

« Tout le monde suit la coopérative, même si personne n’est dupe, raconte Inga, le personnage principal du film Mjólk, la guerre du lait. Ça n’est pas l’institution démocratique d’antan. » Après la mort de son mari, l’éleveuse monte au créneau face à la coopérative toute-puissante. Isolée, elle subit les insultes et les brimades jusqu’à la constitution d’un nouveau collectif.

Inspiré d’une histoire vraie

Dans son film, Grimur Hakonarson donne à voir les limites d’un modèle, ainsi que le combat d’une agricultrice décidée à reprendre les rênes de son exploitation comme de son destin. Et ça n’est pas négligeable : les paysages islandais sont à couper le souffle.

Le réalisateur islandais s’est inspiré d’une histoire vraie : « Dans le nord-ouest de l’Islande, il y a une zone appelée Skagafjörur où existe encore la seule coopérative du pays, explique-t-il. Au début du XIXe siècle, de nombreuses ont été créées, mais elles ont fait faillite dans les années quatre-vingt-dix. Sauf celle-ci qui a réussi à survivre, et qui possède à peu près tout : même le seul journal local ! Cette configuration fait un peu écho à toutes ces sociétés fermées, comme l’Union soviétique par exemple, qui a une emprise sur tous, comme une énorme pieuvre. »

Pour interpeller le monde agricole, Inga titre son premier message sur Facebook par « la mafia de la coop ».

Au cinéma depuis le 11 septembre 2019.

Rosanne Aries
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