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Les planteurs européens montent au créneau

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Dans un communiqué paru le 14 juin 2019, la Confédération internationale des betteraviers européens (CIBE) s’inquiète de « l’inaction trop longue de la Commission européenne et des États membres ». Ils regrettent ainsi que des mesures n’ont pas été adoptées alors que depuis deux ans, de fortes turbulences secouent le secteur du sucre, ce qui aurait pu « contribuer à une reprise ».

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La CIBE note que cette situation d’inaction devrait perdurer au vu des conclusions du « groupe de haut niveau » sur le sucre (HLG). « Le projet de rapport examiné le 12 juin reflète une analyse complète mais les États membres ont à nouveau exprimé des points de vue divergents et n’ont envisagé aucune mesure concrète à court terme et envisagé peu de recommandations générales », regrette les planteurs européens.

Ils précisent que « malgré le niveau de production et la qualité de leurs betteraves les plus élevés, leur valeur est la plus basse au monde. » La CIBE chiffre qu’au cours de ces deux années sans quota, « plus de 2 milliards d’euros ont été transférés des producteurs et des fabricants aux utilisateurs de sucre ».

Perte de 30 % des revenus

Les prix ont atteint des niveaux très bas dans l’Union européenne, impactant « durement » le revenu des producteurs, « d’au moins 30 % depuis octobre 2017 » selon la CIBE, et plaçant le secteur européen de la betterave à sucre dans le rouge.

Par ailleurs, le dumping sur le marché mondial par des pays tiers a augmenté. « Il est évident que quelque chose ne va pas dans le fonctionnement de la chaîne logistique de la betterave à sucre », a déclaré Éric Lainé, président de la CIBE. En effet, la mauvaise récolte de 2018-19, l’ajustement important et la diminution des stocks de sucre de l’UE attendus pour 2018-19 et 2019-20, et l’augmentation des importations de l’UE n’empêchent pas les prix les plus bas jamais enregistrés. »

Et de poursuivre : « Quelle destruction de valeur pour nos fermes et notre industrie ! Aujourd’hui, les entreprises sucrières envisagent de fermer des usines dans des régions concurrentielles, décident à la hâte et font pression sur les producteurs de betterave à sucre, alors que nous devons miser sur nos atouts pour maintenir ce secteur d’excellence ».

Perte de solutions phyto source d’inégalités

Les planteurs européens mettent aussi l’accent sur « les récentes décisions concernant la panoplie d’outils pour la protection des plantes et le coût des solutions de remplacement » qui selon eux « accentuent les inégalités de traitement avec des pays tiers ».

Le Brexit et les négociations entre l’UE et le Mercosur font aussi partie des inquiétudes de la CIBE avec de potentielles « autres conséquences graves sur le marché et le secteur ».

« Nous avons besoin avant tout de soutien pour améliorer notre résilience et mettre un terme aux concessions d’accès aux marchés accordées aux pays tiers », souligne Éric Lainé dans le communiqué de presse. La Commission et les États membres ont montré qu’il était possible d’agir pour d’autres secteurs. »

I.E.

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