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Dossier. Quelle installation de traite ?

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© Henri Etignard

Robot, roto, salle de traite simple ou double équipement, traite par l’arrière… Toutes les solutions peuvent être pertinentes, mais fonction des priorités que l’éleveur doit définir avant l’investissement.

Dans les grands troupeaux, que nous situons très arbitrairement à plus de 150 vaches, la traite prend nécessairement une autre dimension en matière d’investissement et de travail d’astreinte. Existe-t-il une réponse unique en matière d’équipement ? Bien au contraire, un nombre de vaches important permet d’envisager différents systèmes que des troupeaux de taille plus modeste ne pourraient pas supporter é...
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Dans les grands troupeaux, que nous situons très arbitrairement à plus de 150 vaches, la traite prend nécessairement une autre dimension en matière d’investissement et de travail d’astreinte. Existe-t-il une réponse unique en matière d’équipement ? Bien au contraire, un nombre de vaches important permet d’envisager différents systèmes que des troupeaux de taille plus modeste ne pourraient pas supporter économiquement. Mais aucun ne répondra à toutes les contraintes. Le cas par cas s’impose donc. « L’éleveur doit définir ses priorités : est-ce la maîtrise de l’investissement, une limitation de la main-d’œuvre, la qualité du lait (hygiène de la traite), le temps de traite, le maintien ou pas du pâturage, etc. ? Car ces choix vont avoir un impact sur la quantité et la qualité du travail pendant de nombreuses années », avertit Jean-François Julliot, conseiller traite chez Seenovia.

Le robot si la main-d’œuvre est limitante

Le robot de traite qui supprime l’astreinte biquotidienne et diminue la pénibilité du travail est une solution à étudier pour un grand troupeau, « à condition d’être robot compatible », insiste Jean-François Julliot. C’est-à-dire à l’aise avec l’automatisation qui impose une disponibilité 24 heures/24, de nouvelles tâches de surveillance, un suivi et une maintenance particulière de l’outil. Avec la traite robotisée, l’évolution du troupeau butte sur l’effet de seuil avec une stalle supplémentaire par tranche de 65 vaches, donc trois stalles dès 130 animaux à la traite. L’éleveur devra aussi s’interroger sur sa capacité à conserver ou non le pâturage avec la traite robotisée. La question est encore plus sensible avec la multiplication des labels « lait à l’herbe » dans la filière. Enfin, les coûts de fonctionnement et le coût alimentaire sont souvent plus élevés qu’en traite manuelle. Ils peuvent être justifiés par l’économie de main-d’œuvre.

Le roto pour gérer des lots facilement

Le roto de traite est adapté aux troupeaux de taille importante pour une traite rapide ou à un seul trayeur. Mais la cadence élevée contraint parfois à simplifier l’hygiène de la traite. C’est toujours un risque, même si l’hygiène de la mamelle peut se gérer en amont dans le bâtiment. Si la qualité du lait reste une priorité, la présence de deux trayeurs ou l’automatisation du post-trempage s’imposera, avec un investissement supplémentaire conséquent.

« Avec un roto, il est impératif de disposer d’une barrière poussante dans l’aire d’attente et de portes de tri en sortie pour limiter les déplacements du trayeur. Le travail de branchement en poste fixe peut paraître moins fatigant, mais le rythme élevé peut entraîner des troubles musculo-squelettiques (TMS). Il faut être attentif au poids des griffes et les dispositifs de mise sous vide automatique sont plus confortables », ajoute-t-il.

Il existe deux types de roto. Avec traite intérieure, l’éleveur est dans le manège et les vaches sont disposées en épi, l’accessibilité à la mamelle est bonne et le trayeur a une vue d’ensemble de la traite. En contrepartie, il est plus difficile de sortir pendant la traite. Avec une emprise au sol plus importante, les rotos intérieurs sont plus adaptés au manège de petite taille.

Avec un roto à traite extérieure, le trayeur se place en dehors du manège, les vaches sont perpendiculaires au quai et la pose des faisceaux se fait entre les pattes arrière.

L’avantage est que l’éleveur est de plain-pied avec la laiterie mais la vision de la traite est limitée. Quel que soit le type de roto, il offre une souplesse en cas d’augmentation du nombre de vaches laitières et permet de gérer des lots facilement.

La salle de traite pour restreindre le budget

Moins chère à l’achat qu’un roto ou trois stalles d’un robot, la salle de traite garde des adeptes dans les grands troupeaux. C’est le cas notamment dans les pays anglo-saxons où le robot est peu présent et le roto un investissement acceptable seulement à partir de 400 vaches. Le système de traite par l’arrière (TPA) est apprécié pour la compacité de la fosse qui limite le déplacement du trayeur et le dégagement rapide des vaches en fin de traite. Mais il est convenu qu’au-delà de seize postes, deux trayeurs sont indispensables pour assurer une bonne hygiène de la traite. La salle de traite en épi 30°, moins onéreuse qu’une TPA, peut aussi se concevoir. Elle offre une bonne visibilité sur l’animal mais avec une longueur de fosse très importante. Enfin, la salle de traite simple équipement (swing over), épi à 60° ou TPA, autorise une bonne cadence de traite avec un seul trayeur, mais le rythme imposé demande une grande concentration. « La salle de traite simple équipement n’est pas beaucoup moins chère qu’en double équipement. L’économie sur le nombre de postes est en partie annulée par la longueur des quais », précise Jean-François.

Dominique Grémy
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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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