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40 ans et un cahier des charges qui se fait attendre

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Le beurre Charentes-Poitou est le premier beurre français à avoir obtenu une AOP en 1979. Le syndicat des laiteries de Charentes-Poitou qui utilisent cette appellation, fêtera donc les 40 ans de l’AOP cette année. L’occasion de lancer une nouvelle campagne de communication pour doper sa notoriété au niveau national. Le beurre Charentes-Poitou a la particularité d’être très apprécié des artisans pâ...
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Le beurre Charentes-Poitou est le premier beurre français à avoir obtenu une AOP en 1979. Le syndicat des laiteries de Charentes-Poitou qui utilisent cette appellation, fêtera donc les 40 ans de l’AOP cette année. L’occasion de lancer une nouvelle campagne de communication pour doper sa notoriété au niveau national. Le beurre Charentes-Poitou a la particularité d’être très apprécié des artisans pâtissiers : 70 % des ventes sont sur ce créneau des professionnels. Aujourd’hui, l’appellation est représentée par huit marques (La Conviette, Échiré, Grand Fermage, etc.) tenues par cinq entreprises : Savencia (Terra Lacta), Eurial-Agrial, Montaigu, la coopérative de la Sèvre et celle de Pamplie. Le volume de production d’environ 27 000 tonnes est resté stable ces dernières années et place cette AOP largement en tête de ses concurrentes (1).

Le beurre Charentes-Poitou a construit sa réputation sur la tradition des coopératives beurrières­ de la région, et particulièrement sur sa texture et son goût qui sont liés à une maturation lente de la crème pendant quinze heures au minimum.

Côté terroirs, les racines de l’AOP sont plus floues. L’air géographique est très large, avec cinq départements : Charentes, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne et Vendée. 3 000 points de collecte sont concernés sur cette zone qui continue de perdre beaucoup d’éleveurs.

Pas de plus-value pour les producteurs

Les contraintes de l’AOP sur la production laitière sont minces et la nécessaire révision du cahier des charges tarde à se mettre en place. Une démarche difficile vu la diversité des terroirs et l’absence de plus-value pour les producteurs. La commission d’enquête de l’Inao poursuit son travail. Le process de transformation est calé. Côté production, l’ alimentation à base de maïs produits dans la zone est déjà validée, sans obligation de pâturage, mais avec une complémentation sans OGM et sans urée. Donc, avec un surcoût pour les éleveurs. « Nous travaillons à apporter de la valeur aux producteurs. Une meilleure valorisation de la poudre, liée à la fabrication de ce beurre, est une piste à explorer », avance Joseph Giraud, directeur du syndicat.

Dominique Grémy

(1) Beurre d’Isigny, beurre de Bresse.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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