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« Nous voulons un prix du lait qui découle d’une vraie cascade »

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L’association d’OP Sunlait ne veut pas signer l’accord-cadre qu’elle discute avec Savencia tant qu’il ne lui convient pas totalement. Elle n’a pas la même lecture de la loi Égalim que le fromager sur la construction en avant du prix du lait.

l’AOP Sunlait a-t-elle signé un nouvel accord-cadre avec Savencia ?
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l’AOP Sunlait a-t-elle signé un nouvel accord-cadre avec Savencia ?

Denis Berranger : À date [NDLR : début avril], il n’est pas signé. Nous ne voulons pas nous engager sur un contrat qui ne nous convient pas. Malgré tout, nous sommes d’accord aujourd’hui sur certains points. La formule de prix en est un. Elle s’appuie sur un mix-produit fromager fixé pour trois ans. Nous débutons avec 44 % de PGC France, 43 % de PGC export et 13 % d’ingrédients(1). Pour les PGC France, aucun indicateur n’est écrit. Nous refusons de nous enfermer dans un calcul. C’est une valeur négociée à partir des coûts des producteurs, d’aléas, etc. Chaque année, ce sera une négociation importante. À l’inverse, les PGC export et les ingrédients seront fixés à partir d’indicateurs de marchés plus réactifs. Ils feront varier une valeur qui démarre au 1er janvier 2018. Pour les premiers, il s’agit des cotations du gouda, de l’edam, de l’emmental et du sérum. Pour les seconds, la valorisation beurre-poudre avec un poids plus important de la poudre, la matière grasse étant utilisée pour les fromages.

Qu’apporte de plus ce nouveau calcul ?

D. B. : Nous l’espérons moins volatil car la part des ingrédients dans le mix-produit est faible. Et s’il y a fluctuation des produits industriels, nous l’espérons à notre avantage. Nous commençons en effet la formule de prix avec un niveau de cours de la poudre bas. Elle colle également mieux au marché avec une réactivité de trois mois. Enfin, la prise en compte des coûts des producteurs contribue à sécuriser leur revenu.

Sur quoi butent encore vos discussions avec Savencia ?

D. B. : Le gros point de désaccord concerne la lecture de la loi Égalim. Elle introduit la marche en avant du prix du lait pour les PGC France. Le principe en est le suivant : les producteurs calculent un prix à partir de leurs coûts, que l’entreprise soumet aux GMS. Sunlait considère qu’il fait l’objet d’un accord avec Savencia et qu’il est le point de départ des discussions avec les GMS. Le groupe, lui, voit notre prix du lait comme une proposition tarifaire qu’il transmet à ses clients. La valeur PGC France obtenue sera la moyenne des contrats signés. Il fera appel à un commissaire aux comptes pour la fournir de façon transparente. Ce dernier pourra-t-il véritablement dégager la part de hausses tarifaires qui revient au lait ? J’en doute. La lecture de Savencia n’aboutit pas à une marche en avant mais à un ruissellement. Nous n’en voulons pas. En revanche, avec un accord préalable, les GMS comprendront qu’elles n’ont pas d’autre choix.

Les adhérents de Sunlait sont-ils prêts à s’engager sur des laits différenciés ?

D. B. : Oui, mais de façon volontaire. Savencia exprime un besoin de laits non OGM dans l’Ouest et l’Est et de lait bio. Nous n’avons pas de discussions sur d’autres sujets tels que le pâturage et le bien-être animal. Sunlait finalise avec l’industriel un cahier des charges non OGM et la rémunération qui va avec, autour de 10 €/1 000 l. Pour le lait bio (actuellement dix adhérents de Sunlait), nous démarrons les discussions.

La grande distribution devrait siéger au Cniel en 2020. Les OP n’y siègent pas. Est-ce un problème ?

D. B. : Ça l’est. Nous n’avons pas accès aux informations. Par exemple, le Cniel a questionné les industriels sur leurs coûts. Il refuse de nous communiquer le résultat de l’étude. De même, il semble qu’il travaille sur la charte des bonnes pratiques d’élevage, avec des notions sur le pâturage et le bien-être animal, sans que nous en sachions plus. Savencia participe à ces travaux. Sunlait non, alors que cela nous concerne directement. La nouvelle fédération France OP Lait porte la revendication de représenter les OP au Cniel, mais aussi auprès des pouvoirs publics et ailleurs.

Propos recueillis par Claire Hue

(1) Pour Eurial et Terra Lacta, la formule de prix s’appuie sur le mix-produit de la filiale CLE avec 43 % d’ingrédients.

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Cet article est paru dans L'Éleveur Laitier
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