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Dossier. « Nous sommes passésau tarissement sélectif »

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Les vaches tariesde Véronique et Pierrick Charles restent deux moisau pâturage afinde garantir « reposet assainissement »de la mamelle. © A. COURTY/GFA

Véronique et Pierrick Charles, éleveurs laitiers dans les Côtes-d’Armor,ont divisé par trois leur utilisation d’antibiotiques au tarissement.

«Conscients du phénomène de surconsommation d’antibiotiques au tarissement, c’est la découverte du principe de l’obturateur associée aux retours d’expériences de collègues qui nous a décidés à sauter le pas en 2013 », introduit Véronique, éleveuse à Hénon.
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«Conscients du phénomène de surconsommation d’antibiotiques au tarissement, c’est la découverte du principe de l’obturateur associée aux retours d’expériences de collègues qui nous a décidés à sauter le pas en 2013 », introduit Véronique, éleveuse à Hénon.

Deux tiers des 60 vaches du Gaec sont désormais taries à la seule aide d’un obturateur. « Le choix des animaux éligibles au tarissement sélectif, non traités aux antibiotiques, doit être réfléchi, avertit l’agricultrice. Une stratégie mal adaptée peut plomber le taux cellulaire de certaines vaches sur le long terme. » Ainsi, seules celles exemptes d’infections mammaires sur les derniers mois de lactation et à moins de 200 000 à 250 000 cellules/ml, seuil de pénalité sur le paiement du lait, sont sélectionnées. « Il ne s’agit pas d’appliquer une règle à l’aveugle, complète-t-elle. Il faut intégrer à la réflexion les conditions d’élevage qui peuvent présenter un risque plus ou moins important. »

Santé préservée

Sur les deux dernières campagnes, les éleveurs oscillent entre 4 et 11 % de nouvelles contaminations au tarissement (passage au-dessus du seuil de 300 000 cellules/ml après vêlage) et ne recensent aucune mammite sur la période sèche. Des résultats maintenus, mais non sans effort. « Il ne faut pas lésiner sur le temps passé par vache au tarissement : égouttage du lait résiduel, désinfection des trayons et application minutieuse du produit de tarissement choisi », confie Véronique, qui réalise également des sessions d’acupuncture afin de booster l’immunité des bêtes à trois semaines du vêlage.

Mises bas groupées pour tarir sur la belle saison de pâturage, transition alimentaire en bâtiment avant vêlage, assèchement des quartiers à problèmes, réformes, intérêt pour les analyses bactériennes au quartier… Rien n’est laissé au hasard sur le plan sanitaire.

En pleine conversion bio, Véronique et Pierrick comptent sur la réduction de la production et le gain en rusticité (croisements) des vaches pour poursuivre cette démédication. « Nous envisageons aussi d’arrêter l’obturateur systématique sur les animaux éligibles si l’ambiance n’est pas trop humide. »

Expert
« Réaliser un suivi rigoureux »

« Il est vivement conseillé de collecter un maximum d’informations à l’échelle de la vache, à mettre en lien avec les données du contrôle laitier. Réalisable via l’outil “O’Dit Mamelle”, cette étape permet d’ajuster sa stratégie de tarissement en fonction des vaches (statut “saine”, “douteuse” ou “chronique”, derniers niveaux cellulaires, présence de mammites…), mais aussi de vérifier la bonne poursuite de ses objectifs avec le calcul d’indicateurs, tels que le taux de nouvelles contaminations et de guérison au tarissement. »

Célia Guégan,

technicienne

BCEL Ouest

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