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Une étiquette peut-elle « sauver la ferme France » ?

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Olivier Dauvers, éditeur et directeur du think-tank Agro-Agri, et Jean Baptiste Moreau, agriculteur et député de la Creuse, ont présenté le 11 décembre à l’Assemblée nationale, un manifeste appelant à l’adoption d’une information transparente sur l’origine des produits. © A. Marcotte/GFA

Pour lutter contre le décrochage de l’agriculture française, plus de 50 signataires de la filière alimentaire s’engagent à travailler pour une meilleure information sur l’origine des produits. L’objectif ? Aider le consommateur à acheter français.

« Aider les consommateurs à aider les agriculteurs » est le mot d’ordre du manifeste lancé ce 11 décembre 2019 à l’Assemblée nationale par Olivier Dauvers, éditeur et directeur du think-tank Agro-Agri, et Jean-Baptiste Moreau, agriculteur et député de la Creuse (La République en marche). Face à la baisse devenue constante de la production agricole française, les deux hommes comptent...
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« Aider les consommateurs à aider les agriculteurs » est le mot d’ordre du manifeste lancé ce 11 décembre 2019 à l’Assemblée nationale par Olivier Dauvers, éditeur et directeur du think-tank Agro-Agri, et Jean-Baptiste Moreau, agriculteur et député de la Creuse (La République en marche). Face à la baisse devenue constante de la production agricole française, les deux hommes comptent sur le consommateur français pour stopper la tendance.

« Cette armée de consommateurs détient une force inouïe, celle de modifier les grands équilibres de la demande intérieure, au profit de la ferme France », peut-on lire. « À une condition : qu’ils sachent. Qu’ils puissent identifier avec précision la valeur agricole des produits alimentaires. Ce n’est pas le cas aujourd’hui où, en toute légalité, l’amalgame règne. Et trop souvent aussi l’hypocrisie lorsque, par exemple, le lieu de fabrication (français) prend le pas sur l’origine des matières premières. » Leurs auteurs l’assurent : « Une meilleure information sur l’origine des produits modifiera au moins partiellement ses achats. Donc l’approvisionnement des industriels et des distributeurs comme des restaurateurs. »

Plus de 50 signataires, dont tous les distributeurs

Pour lever cet écueil, Olivier Dauvers, à l’origine du hashtag #BalanceTonOrigine sur Twitter, a voulu créer « un front d’acteurs engagés suffisamment large pour convaincre ceux qui n’y sont pas de s’y joindre ». Un groupe de travail collégial doit ensuite être formé pour travailler sur le sujet.

Pour l’heure, le manifeste a été signé par plus de 50 signataires de la filière alimentaire (des producteurs par la présence de la FNSEA, des transformateurs et l’ensemble des distributeurs) et des parlementaires.

« À vous les acteurs de définir le cadre, a lancé Olivier Dauvers aux parties prenantes présentes à l’Assemblée nationale. C’est ce qu’on appelle la « soft law ». Si le politique vous adoube ensuite, cela aura valeur de loi. » Le cadre espéré doit permettre d’arriver à une harmonisation de l’étiquetage de l’origine des produits pratiqué par les différentes parties prenantes.

Le « Franco-score » d’Intermarché permettant aux consommateurs de connaître le pourcentage de matières premières françaises dans les produits bruts et transformés a notamment été salué. Une initiative qui pourrait être étendue à l’avenir. « C’est une démarche qui pourra fonctionner que si elle est collective, a estimé Thierry Cotillard, président d’Intermarché et de Netto. Le Franco-score est actuellement présent sur les marques « Monique Ranou » et la marque « Pâturages ». Cela ne doit pas s’arrêter à Intermarché, on ne veut pas un monopole. Il faut éviter les 50 labels au risque de perdre le consommateur. La méthodologie qu’on a mise en place, on la partage. »

> Voir aussi : Étiquetage — Intermarché lance le Franco-score pour plus de transparence (15/11/2019)

Alexis Marcotte

Que veut acheter le consommateur ?

Une étude montre l’appétence des Français à vouloir acheter des produits de qualité.

Trois quarts des ménages français sont prêts à payer pour un produit plus qualitatif, selon une étude menée par Kantar en marge du manifeste présenté le 11 décembre 2019 à l’Assemblée nationale par Olivier Dauvers, éditeur et directeur du think-tank Agro-Agri, et Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse.

Pour 41 % des ménages, le prix reste malgré tout le critère le plus important pour choisir un produit.

Concernant l’influence des labels, les consommateurs français privilégient d’abord des « labels origine France/Terroir (made in…, origine garantie, fabriqué en…, viande bovine française, viande de porc française, label rouge et les AOC, AOP, IGP) avant les labels bio, environnementaux ou de bien-être animal ».

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